La Wallonie encourage la formation en entreprise

Avec la volonté de rapprocher les demandeurs d’emploi avec le monde de l’entreprise, le décret formation alternée est passé en troisième lecture. Une indemnité est désormais prévue en plus du chômage.

Stéphane Tassin
La Wallonie encourage la formation en entreprise
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Avec la volonté de rapprocher les demandeurs d’emploi avec le monde de l’entreprise, le décret formation alternée est passé en troisième lecture, jeudi au Gouvernement wallon. "Concrètement, la formation alternée des demandeurs d’emploi permet à ces derniers de conjuguer l’acquisition de compétences générales dans un centre de formation et l’application de ces savoirs sur le terrain, en entreprise. La répartition entre centre de formation et entreprise peut atteindre 4 jours en entreprise et 1 jour en centre. Cette répartition peut toutefois varier sur base des besoins du demandeur d’emploi", explique le ministre wallon de l’emploi, André Antoine (CDH).

Indemnité de 200 €

Pour permettre aux entreprises qui accueilleront et formeront ces demandeurs d’emplois, la Région wallonne participera financièrement. Le stagiaire en formation perçoit une indemnité de 200 € à charge de l’entreprise additionnée de son allocation d’insertion (600 €). Après le stage de transition, le stagiaire perçoit une indemnité de 350 € à charge de l’entreprise additionnée de son allocation d’insertion ou de chômage.

La formation alternée peut couvrir au maximum une période de 18 mois, les trois à six premiers mois pouvant relever de l’actuel stage de transition.

L’objectif avoué du ministre Antoine est d’atteindre les 3 000 stages en entreprises dans l’année qui suit le lancement du plan. "Ce système inédit jette un pont entre le monde de la formation professionnelle et celui des entreprises. Il renforce ainsi la capacité de la politique de l’emploi et de la formation à contribuer à l’insertion durable des demandeurs d’emploi. Cette initiative est susceptible d’améliorer l’adéquation entre les attentes des employeurs et les compétences des jeunes demandeurs d’emploi, lesquels se voient offrir une véritable expérience professionnelle", poursuit le ministre.

Une demande l’UWE

Cette mesure vise surtout à rencontrer certaines demandes de l’UWE (Union wallonne des entreprises) qui déplore le manque de compréhension du monde de l’entreprise par les demandeurs d’emplois. Le Forem et l’IFAPME seront les chevilles ouvrières pour l’application du décret. La mesure doit aussi permettre d’axer ces formations vers les métiers en pénurie.

Lorsqu’il a lancé cette idée, le ministre Antoine souhaitait également que ce type de formation en alternance reçoive l’équivalence d’un diplôme. Pour l’heure, cette mesure complémentaire qui ne dépend pas du ministre de l’emploi n’est plus vraiment à l’ordre du jour.

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