Les priorités de la FGTB pour le 25 mai

Le syndicat enverra bientôt un mémorandum aux partis politiques.

S.Ta.

La FGTB présentait, lundi, son quatrième baromètre socio-économique, qui débouchera très prochainement sur un mémorandum à destination des partis politiques en vue des élections du 25 mai prochain. Peu de surprises dans la présentation d’Anne Demelenne, secrétaire générale de la FGTB, dont les conclusions sont sans appel pour les politiques socio-économiques menées actuellement dans notre pays.

En gros, la FGTB propose trois pistes importantes pour mettre fin aux politiques d’austérité. "Il faut renforcer le pouvoir d’achat en garantissant l’indexation automatique des salaires, en nous permettant de négocier les salaires dans les secteurs qui se portent bien comme l’alimentaire. Il faut absolument faire marche arrière sur la dégressivité des allocations de chômage. En dessous de 2 % de croissance, le boulot n’existe pas; 55 000 jeunes vont se retrouver dans une situation catastrophique", précise Anne Demelenne.

Pour la relance du pouvoir d’achat, la FGTB souhaite encore une réduction de l’écart salarial, une augmentation des pensions et un soutien au secteur public.

Le deuxième axe des revendications de la FGTB concerne la création d’emplois de qualité : "Il est nécessaire de conditionner toutes les aides publiques aux entreprises à des investissements dans l’économie réelle. Nous voulons un plan d’investissement dans l’économie réelle au lieu de pratiquer des politiques qui ne montrent aucun effet. Enfin, créons des emplois blancs dans le secteur des aides aux personnes" , poursuit la secrétaire générale de la FGTB.


Taxer les revenus du capital

Le troisième et dernier axe vise la mise en place d’une réforme fiscale. "Il faut taxer d’avantage les revenus du capital et moins ceux du travail. Une vraie transparence fiscale est donc nécessaire pour réaliser un cadastre de la richesse en Belgique. Enfin, il faut limiter les niches fiscales et supprimer les intérêts notionnels." Pour avancer ces propositions, la FGTB se base sur les chiffres présentés par son baromètre. Des chiffres que le syndicat est allé chercher dans les bases de données de la Commission européenne, la BNB, le conseil supérieur de l’emploi, l’ICN, le SPF Economie, etc.