Le harcèlement, principal comportement indésirable au travail

Le harcèlement, pris au sens large, recouvre surtout les ragots, la non-valorisation des efforts du travailleur concerné et la rétention d'informations.

Belga

857 plaintes ont été enregistrées en 2013 par le Groupe IDEWE (service externe belge pour la prévention et la protection au travail) au sujet de comportements indésirables au travail, ce qui représente une légère augmentation de 1,1% par rapport à 2012. Parmi ces centaines de plaintes, près de 56% concernent des faits de harcèlement, indique le groupe ce mardi.

Le harcèlement, pris au sens large, recouvre les ragots (16%), la non-valorisation des efforts du travailleur concerné (18%) et la rétention d'informations (16%). Les remarques répétées sur la vie privée, les injures et les mauvaises plaisanteries en font également partie, mais surviennent dans une moindre mesure (3-6%), selon IDEWE.

Derrière les différentes formes de harcèlement viennent les conflits (35,5%), les violences psychiques (3,6%), les comportements sexuels indésirables (2,9%), le racisme/la discrimination (1,4%) et les violences physiques (0,7%).

Parmi les plaintes pour harcèlement, "il existe une influence hiérarchique évidente dans la plupart des cas. Dans 52,4% des cas, les accusés occupent une fonction supérieure à celle du plaignant, tandis que 17,7% occupent une position identique", note IDEWE. Par ailleurs, 63% des plaignants sont des femmes. Une interpération de cette statistique serait de penser qu'elles sont plus souvent victimes de harcèlement, mais il est également possible que les hommes soient simplement "moins tentés de signaler les comportements inacceptables".

Dans de nombreux cas de comportements indésirables, l'origine des tensions ne se situe pas seulement à un niveau interpersonnel mais dans une ambiance de travail problématique, où le personnel dirigeant et l'employeur jouent aussi un rôle, fait encore remarquer IDEWE.