Second tour pour élire le recteur de l’UCL

Le choix se fera entre Vincent Blondel et Vincent Yzerbyt.

Second tour pour élire le recteur de l’UCL
©Jean-Luc Flémal
Stéphanie Bocart

Le premier tour de l’élection au poste de recteur de l’UCL a livré ses résultats, vendredi. Parmi les cinq candidats en lice pour succéder à l’actuel recteur Bruno Delvaux, ce sont Vincent Blondel, doyen de l’Ecole polytechnique de Louvain; et Vincent Yzerbyt, prorecteur à la recherche, qui ont été plébiscités, avec respectivement 35,38 % et 21,98 % des voix. Précisons qu’est appliqué le principe du suffrage universel pondéré (les votes des professeurs pèsent ainsi 61 % des voix).

1 étudiant sur 5 a voté

Comme aucun de ces deux candidats n’a obtenu la majorité (c’est-à-dire 50 % plus 1 voix), un second tour sera organisé du 19 au 21 mars.

Sont concernés par l’élection du nouveau recteur près de 34 600 votants potentiels, répartis en personnel (5 600) et étudiants (29 000). Pour ce premier round, le taux de participation s’est élevé à 91,03 % chez les électeurs académiques; 60,95 % chez le personnel scientifique; 68,92 % chez les employés administratifs et techniques; et 20,07 % chez les étudiants.

Coulie à 0,66 % près

Ils avaient à choisir parmi cinq candidatures. Outre Messieurs Blondel et Yzerbyt, étaient en course Bernard Coulie, ancien recteur (2004-2009) et professeur à la faculté de Philosophie et Lettres; Michel Devillers, vice-recteur du secteur des sciences et technologies; et Benoît Macq, prorecteur en charge du service à la société et de l’international.

A l’issue du premier tour, ils ont respectivement récolté 21,32 %, 12,03 % et 7,74 % des voix (voir infographie) .

Il en aurait donc fallu de très peu pour que Bernard Coulie passe la rampe du premier tour puisqu’à peine 0,66 % le sépare du score de Vincent Yzerbyt. "Personne n’avait la moindre idée de ce que le premier tour allait donner; tout était possible , commente M. Coulie. Est-ce que je pense qu’il y a eu un problème ? Non, certainement pas ! J’ai une confiance totale dans le système. Je n’ai aucune inquiétude sur le déroulement du processus et sa régularité." Il poursuit : "Une élection, cela peut se jouer à une voix près. C’est la loi du système démocratique et je l’accepte tout à fait. Quand on est candidat à une élection, il faut accepter de gagner ou de perdre largement, et de gagner ou de perdre d’un cheveu."

Candidat malheureux au rectorat en 2009 face à Bruno Delvaux, Vincent Blondel est le seul candidat de cette élection-ci à n’avoir jamais occupé de fonction au sein du conseil rectoral (comme recteur, vice-recteur ou prorecteur). Son objectif est "d’apaiser l’université, lui donner les moyens d’un dynamisme renouvelé et renforcer son rôle d’acteur social" . Face à lui, Vincent Yzerbyt est le bras droit de l’actuel recteur Bruno Delvaux. C’est la première fois qu’il se présente au poste de recteur de l’UCL. Il souhaite avant tout "une université forte et sereine" .

Un duo "paradoxal"

Pour M.Coulie, ce duo qui s’affronte est quelque peu "paradoxal" puisqu’"on a un candidat qui se présente comme l’homme du renouveau alors qu’il a déjà été candidat en 2009 et qui a en face de lui quelqu’un qu’il considère comme venant du système alors que c’est la première fois que cette personne est candidate. Ce sera l’enjeu du second tour de dénouer l’écheveau, de voir qui est qui finalement"

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