La minorité francophone de Flandre se remet à espérer

Les principales formations ont répondu, à l’exception notable de... la N-VA.

La minorité francophone de Flandre se remet à espérer
©Photo News
Christian Laporte

Globalement, ils représentent 5 % des voix en Flandre. On estime aujourd’hui à 310 000 le nombre de citoyens dont la langue maternelle est le français. Ce n’est pas une estimation "au vogelpik" mais la donnée qui ressort de l’enquête menée voici 5 ans déjà par Dedicated Research pour l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre. Cette dernière a le mérite récurrent de défendre les interêts d’une minorité bien oubliée…

Mais son aiguillon est loin de s’émousser. A la veille des élections du 25 mai, l’APFF a mis sur le gril les partis francophones mais aussi les partis néerlandophones en leur soumettant une série de questions qui intéressent tout particulièrement les francophones implantés en Belgique septentrionale.

Cinq grandes questions

"Nous les avons interpellés sur la ratification de la Convention-cadre sur la protection des minorités nationales toujours en rade mais aussi sur les re commandations de l’Onu ayant trait à la Convention-cadre et à la Charte des langues régionales et minoritaires", explique son président Edgar Fonck.

"Nous les avons aussi sondés sur le rapport que la Belgique doit remettre à l’Onu en 2015, dans le cadre de son prochain Examen périodique universel. Enfin, on a voulu avoir leur pensée sur trois questions relativement d’actualité : le refus d’acter la désignation du représentant de l’Union des Francophones à la Commission nationale du Pacte culturel, la création d’un Institut national des droits de l’homme et enfin l’instauration d’une circonscription fédérale…"

L’unanimité francophone

Toutes les formations représentées au Parlement fédéral ont été contactées mais si la Lijst Dedecker s’est contentée d’accuser réception avec le cynisme cher à Jean-Marie Dedecker, la N-VA a d’abord dit qu’elle avait soumis les questions à son service d’études avant de préciser qu’elle n’avait pas le temps d’y répondre…

Un constat : tous les partis francophones soutiennent la ratification de la Convention-cadre sur la protection des minorités nationales et l’instauration d’une circonscription fédérale.

Même unanimité francophone, pour que la question des minorités soit abordée dans le rapport que la Belgique doit remettre à l’Onu, fin octobre 2015, en vue du prochain Examen périodique universel (EPU) de notre pays.

Belle cerise sur le gâteau : le monde politique francophone est d’accord d’ouvrir un large débat sur les minorités. A un bémol près : la réticence du président du PS, Paul Magnette pour qui "un tel débat n’est pas à l’ordre du jour".

Du côté flamand, l’APFF constate que Groen est le plus proche des positions francophones, suivi du SP-A et de l’Open VLD.



On lira toutes les réponses sur www.francophonie.be/ndf/

Sur le même sujet