Crash de Gelbressée : un an après, et peu d'éléments d'enquête

Un rassemblement privé entre membres du Paraclub de Temploux (Namur) et certains proches de victimes du crash d'un avion Pilatus à Gelbressée, qui avait coûté la vie le 19 octobre 2013 à dix parachutistes et à leur pilote, aura lieu dimanche au Paraclub, près d'un an après les faits

Belga
Crash de Gelbressée : un an après, et peu d'éléments d'enquête
©Stéphanie Lecoq

Un rassemblement privé entre membres du Paraclub de Temploux (Namur) et certains proches de victimes du crash d'un avion Pilatus à Gelbressée, qui avait coûté la vie le 19 octobre 2013 à dix parachutistes et à leur pilote, se dérouile dimanche au Paraclub, près d'un an après les faits.

Quant à l'enquête des experts sur les circonstances de l'accident, "on ne remet pas en cause les enquêteurs mais on est un peu étonnés du peu d'éléments qu'ils apportent", indique Nicolas Hormans, président du club.

Le président s'explique en outre sur les révélations qu'il a faites dernièrement à la police. Il a en effet indiqué que le pilote du Pilatus, Fabrice Lalmand, lui avait dit lors d'un vol précédant le vol fatal, alors qu'ils étaient tous les deux, qu'une aile de l'appareil lui semblait plus haute que l'autre. "Il ne m'a jamais dit qu'il y avait un problème mais seulement que, d'où on se trouvait, on pouvait effectivement voir une différence de niveau entre les deux ailes", déclare-t-il.

Nicolas Hormans ne l'avait pas dévoilé aux enquêteurs auparavant car cette remarque du pilote ne lui semblait pas "primordiale" et il est en outre convaincu que l'avion était en parfait état. "Si je l'ai dit seulement maintenant, c'est parce que le propriétaire de l'avion Pilatus estimait que ce témoignage pouvait être capital dans le dénouement de l'affaire", poursuit-il. Et ce, notamment pour une question d'assurance.

"Quand il m'a fait cette remarque, le pilote n'était pas du tout alarmiste. C'est une coïncidence que ça se soit passé le jour de l'accident. Et puis, il a dit cela au vol numéro 10 alors que le crash a eu lieu lors du vol numéro 15. Il y a eu cinq vols entre-temps", ajoute-t-il. S'il y avait eu un réel danger, personne ne serait monté dans cet avion.

En avril dernier, les experts avaient attribué la responsabilité du crash au pilote, expliquant qu'il avait effectué une acrobatie que l'avion n'avait pas supportée.

Olivier Lalmand, le frère du pilote décédé, a été invité de manière informelle à l'hommage. "Personnellement, je ne m'y rendrai pas", avait-il prévenu,"pour nous, vu les nouveaux éléments d'enquête révélés la semaine dernière, il y a quand même des choses qui ne sont pas très claires pour l'instant", a-t-il déclaré, ajoutant que cet anniversaire était "très pénible" pour lui et sa famille.

Olivier Lalmand souhaite pouvoir consulter le dossier le plus tôt possible. "Le procureur a tout fait pour que nous ayons le rapport intermédiaire avant la date anniversaire. Or, depuis la conférence de presse où Fabrice a été pointé du doigt, nous n'avons plus rien entendu, d'autant plus que le rapport n'est pas encore publié alors que de nouveaux éléments sont apparus au dossier."