Attentat au Musée Juif: images truquées selon les avocats de M. Nemmouche

"La presse a diffusé des photos de l'auteur, tirées des images de vidéo-surveillance du musée. Sur certaines, il porte des lunettes de soleil, sur d'autres pas. Et il s'agit de la même image quand il est filmé à l'entrée du musée. J'en déduis que celles sur lesquelles il n'a pas de lunettes ont été truquées et j'aimerais savoir par qui."

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Attentat au Musée Juif: images truquées selon les avocats de M. Nemmouche
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Les conseils de Mehdi Nemmouche, l'auteur présumé de la fusillade au Musée Juif de Bruxelles en mai dernier, ont posé des questions sur la provenance d'images de leur client diffusées dans la presse, vendredi, devant la chambre du conseil de Bruxelles. Me Sébastien Courtoy et Me Henri Laquay avancent que certaines de ces images ont été truquées et ils ont demandé à savoir par qui. "La presse a diffusé des photos de l'auteur, tirées des images de vidéo-surveillance du musée. Sur certaines, il porte des lunettes de soleil, sur d'autres pas. Et il s'agit de la même image quand il est filmé à l'entrée du musée", a expliqué Me Sébastien Courtoy, conseil de Mehdi Nemmouche, vendredi. "J'en déduis que celles sur lequelles il n'a pas de lunettes ont été truquées et j'aimerais savoir par qui. Les médias ou les enquêteurs? Nous avons débattu de cette question à l'audience et les réponses que j'ai reçues sont spectaculaires. Je m'en expliquerai en cour d'assises", a poursuivi le pénaliste.

Mehdi Nemmouche est inculpé d'assassinats dans un contexte terroriste. Il est soupçonné d'avoir ouvert le feu au Musée Juif de Bruxelles le 24 mai dernier et d'avoir tué quatre personnes qui s'y trouvaient.

L'homme avait été arrêté en France, à Marseille, une semaine plus tard, en possession d'une kalachnikov, d'un revolver et d'une casquette similaire à celle portée par le tueur qui avait été filmé.

Il avait ensuite été transféré vers la Belgique et est actuellement incarcéré à Bruges.

Vendredi, la défense n'a pas jugé adéquat de demander la libération provisoire de son client. La chambre du conseil rendra en tout cas une décision, vendredi en fin d'après-midi, sur le maintien en détention ou non de l'inculpé.