Les étudiants de la FEF critiques envers le filtre à l'entrée des études de médecine

Face à la nécessité d'attribuer les numéros INAMI à tous les candidats dans l'attente, le principe de l'instauration d'un filtre a été accepté par le comité interuniversitaire des étudiants en médecine lors de sa rencontre avec la ministre De Block.

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Les étudiants de la FEF critiques envers le filtre à l'entrée des études de médecine
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La FEF a critiqué l'annonce de l'instauration d'un filtre pour les études de médecine et de dentisterie, estimant que "ce n'est pas en bloquant l'accès à tout jeune qui rêve de devenir médecin que le problème (de la pénurie) se réglera". De son côté, l'Union des étudiants de la Communauté française appelle à faire passer l'examen à la fin de la première année de bachelier en médecine. La FEF se réjouit, comme l'Unécof, qu'une solution ait été trouvée pour l'attribution des numéros à tous les étudiants actuellement dans l'attente. Mais pour la FEF, cette solution a fait l'objet d'un "marchandage" dont les futurs étudiants seront les victimes. La Fédération des Etudiants francophones appelle à une "réelle réflexion sur la planification médicale en Belgique".

L'Unécof est d'avis que la sélection qui interviendra en Fédération Wallonie-Bruxelles est "nécessaire" afin de s'assurer que chaque étudiant puisse disposer à l'avenir d'un numéro INAMI.

Elle demande que cette sélection porte sur les "connaissances médicales". Au regard "des nombreuses inégalités présentes dans l'enseignement secondaire, il serait illusoire de vouloir faire passer cet examen à l'entrée de la première année". L'Unécof suggère que l'examen soit organisé à la fin de la première année de bachelier en médecine.

Elle souhaite également que les étudiants recalés aient "la possibilité de pouvoir retenter leur chance" et qu'à cette occasion on leur fournisse "les moyens de se mettre à niveau, notamment par des remédiations et des structures d'aide à la réussite".

Tant la FEF que l'Unécof insistent sur la nécessité de baser les futures politiques sur un cadastre actualisé. Celui-ci a été annoncé par la ministre fédérale des Affaires sociales et de la Santé Maggie De Block.

Face à la nécessité d'attribuer les numéros INAMI à tous les candidats dans l'attente, le principe de l'instauration d'un filtre a été accepté par le comité interuniversitaire des étudiants en médecine lors de sa rencontre avec la ministre De Block. La question est source de divisions parmi les étudiants. Ainsi, la Fédération des étudiants de Liège (Fédé-ULg) a suspendu pour un an au moins sa participation à la FEF, estimant que celle-ci avait mal géré le dossier.