Nicolas Favresse, rock on the rock

Il est connu comme le loup blanc dans le monde de l’escalade. Nicolas Favresse, 34 ans, a beau venir du plat pays, il est devenu l’un des meilleurs grimpeurs de grandes falaises de la planète - ces big walls, qui peuvent facilement dépasser les 1 000 mètres de haut. Portrait.

Evrard Wendenbaum
Evrard Wendenbaum ©Evrard Wendenbaum
Sabine Verhest
Les Belges sont des gens formidables. À l’étranger, tout le monde le sait. Il n’y a qu’en Belgique que, parfois, on a des doutes. Bon, évidemment, TOUS les Belges ne sont pas des gens formidables. Il y a, comme partout, des râleurs, des voleurs, des racoleurs, des bonimenteurs. A part tous ceux-là, les Belges sont formidables. La Belgique regorge de talents. Mais nous avons un gros problème. Nous ne le savons pas ou alors nous avons peur de le dire, voire même de le penser. Car il y a un sport national dans lequel les Belges excellent : c’est l’autoflagellation, le dénigrement de ce que l’on est, de ce que l’on fait. Le gros cou, ici, on ne connaît pas. Et c’est tant mieux. Mais parfois, juste parfois, ce serait bien que les Belges, que ce peuple improbable soit fier de ce qu’il est, malgré ses différences ou plutôt grâce à ses différences. D’ailleurs, ce sont les étrangers qui nous le disent, eux qui ont choisi la Belgique comme terre. Non pas d’exil, mais comme terre promise....

Cet article est réservé aux abonnés

Profitez de notre offre du moment et accédez à tous nos articles en illimité