Projet d'accord entre partenaires sociaux, sans la FGTB

La FGTB continue à rejeter tout saut d'index et juge inacceptable la proposition patronale sur la marge salariale, a annoncé le secrétaire général du syndicat socialiste, Marc Goblet, à l'issue d'un comité fédéral de la FGTB. Le syndicat n'exclut pas la mise en place d' un nouveau plan d'actions dans les prochaines semaines.

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Projet d'accord entre partenaires sociaux, sans la FGTB
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Les partenaires sociaux se sont rendus vendredi au Lambermont pour faire rapport au gouvernement de leurs négociations sur la marge salariale 2015-2016, la répartition de l'enveloppe bien-être et la mise en oeuvre du "mini-accord" de mi-décembre. Il y a un "projet d'accord", ont indiqué plusieurs partcipants mais la FGTB a d'ores et déjà fait savoir qu'elle ne s'y joindrait pas. "Nous allons dire au gouvernement les raisons pour lesquelles on ne peut pas s'inscrire dans les propositions des employeurs", a indiqué le secrétaire général du syndicat socialiste, Marc Goblet, en rappelant son opposition au saut d'index.

"Nous allons voir si le gouvernement veut se passer d'un accord de notre part", a-t-il ajouté.

Dans les rangs gouvernementaux, la prudence était de mise. Certains se sont dits toutefois prêts à continuer le travail avec les organisations qui s'inscrivent dans le projet d'accord.

"Je suis convaincu qu'on doit travailler avec les organisations qui sont positives et qui ont conclu un accord", a souligné le ministre de l'Emploi, Kris Peeters (CD&V).

"Je préfère toujours avoir un accord de tous les partenaires sociaux mais ce n'est pas la première fois que l'on devrait avancer sans l'un ou l'autre des partenaires", a confié quant à lui le vice-premier ministre MR, Didier Reynders.

M. Reynders a répété par ailleurs que le saut d'index était décidé.

La CSC s'est montrée avare en commentaires. Le conseil général du syndicat chrétien se prononcera le 10 février prochain. Le syndicat s'oppose toujours au saut d'index mais ne rejette pas pour autant l'accord.

Quant aux grandes lignes de l'accord, on évoque une marge d'augmentation salariale de 0,5%, qui reviendrait à 0,375% brut par travailleur à laquelle s'ajouter sur le salaire net une hausse de 0,3%. Les allocations les plus basses (chômage, pension, invalidité seraient revalorisées de 2%.

Accord rejeté par la FGTB

La FGTB continue à rejeter tout saut d'index et juge inacceptable la proposition patronale sur la marge salariale, a annoncé le secrétaire général du syndicat socialiste, Marc Goblet, à l'issue d'un comité fédéral de la FGTB. Le syndicat n'exclut pas la mise en place d'un nouveau plan d'actions dans les prochaines semaines, a-t-on encore appris alors que le Groupe des 10 est de nouveau réuni cet après-midi avant de faire rapport au gouvernement à 16H00.

"Nous ne pouvons pas accepter que le patronat se retranche derrière une position du gouvernement pour éviter la concertation sociale", a déclaré Marc Goblet, au sujet du saut d'index, à l'issue du Comité fédéral qui a réuni plus de 200 délégués et responsables du syndicat socialiste. "On doit sortir du cadre idéologique et être dans une vraie réalité de concertation sociale", a encore plaidé le responsable syndical, jugeant inacceptable l'ultime proposition patronale sur la marge salariale. Au sujet de la marge, le scénario d'une augmentation de 0,5% au niveau du brut à laquelle s'ajouterait une hausse de 0,3% des rémunérations nettes a été évoqué.

Le bureau fédéral de la FGTB se réunira mardi 3 février et pourrait soumettre un nouveau plan d'actions au comité fédéral du syndicat socialiste, prévu quant à lui le 10 février.

Le syndicat libéral veut continuer à négocier

"Pour nous, le saut d'index, cela ne passe pas", a répété Marc Goblet, à son arrivée au siège de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) pour une nouvelle réunion du Groupe des 10.

"Le saut d'index est injustifiable économiquement et la CSC continuera de dénoncer son caractère injuste et inéquitable", a pour sa part affirmé Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la CSC.

Quant au syndicat libéral, il a plaidé pour que la négociation se poursuive au sein du Groupe des 10. Le président de la CGSLB, Jan Vercamst, a également qualifié "d'acceptable" ce qui se trouve actuellement sur la table dans les trois dossiers négociés.

Le Groupe des 10 négocie depuis deux semaines sur la marge salariale, la répartition de l'enveloppe bien-être ainsi que la mise en œuvre, via des CCT-cadres, du "mini-compromis" conclu mi-décembre sur les mesures de fins de carrière et l'harmonisation des statuts ouvrier-employé.