Nuisance des avions: La ministre Galant est toujours à la recherche d'une solution structurelle

Le député-bourgmestre de Vilvorde Hans Bonte (sp.a) a interpellé la ministre fédérale de la Mobilité afin de mettre en évidence la situation "injuste" qui a été rétablie depuis l'instauration du moratoire.

BELGA
Nuisance des avions: La ministre Galant est toujours à la recherche d'une solution structurelle
©AVPRESS

Interrogée en commission Infrastructures de la Chambre, la ministre fédérale de la Mobilité Jacqueline Galant (MR) a indiqué qu'elle était à la recherche d'une "solution structurelle" afin de parvenir à une répartition équitable des nuisances sonores provoquées par les avions au départ et à destination de Brussels Airport. Le moratoire annulant le plan Wathelet est entré en vigueur le 2 avril dernier, ce qui a soulagé plusieurs communes de l'est de Bruxelles mais a augmenté le trafic au-dessus de la périphérie nord de la capitale. Le député-bourgmestre de Vilvorde Hans Bonte (sp.a) a interpellé la ministre afin de mettre en évidence la situation "injuste" qui a été rétablie depuis l'instauration du moratoire.

"Les nuisances sont énormes en journée et le week-end. Plusieurs communes sont demandeuses d'une répartition plus juste", a expliqué M. Bonte, ajoutant qu'il s'agissait de la seule manière d'avoir un aéroport fort avec une assise sociétale solide.

Le député écologiste Benoît Hellings a quant à lui rappelé que les communes d'Uccle, d'Ixelles ou encore d'Auderghem sont toujours survolées depuis l'entrée en vigueur du moratoire, constatant la persistance d'une boucle d'atterrissage au-dessus de ces quartiers.

Dans ses réponses, Jacqueline Galant a rappelé que la situation actuelle est la même que celle qui prévalait avant le 6 février 2014 et la mise en oeuvre du plan Wathelet. "La répartition équitable des nuisances sonores est un objectif commun du gouvernement fédéral et des Régions", a-t-elle rappelé. En attendant, des mesures visant à limiter au maximum les désagréments engendrés par les atterrissages et décollages ont été prises, notamment les mesures dites "Quick wins".

"Ces mesures ne vont pas résoudre entièrement la problématique du survol, mais elles ont le mérite d'être implémentées rapidement et de provoquer de réels gains afin de réduire les nuisances sonores à destination de tous les citoyens", a expliqué la ministre qui a ajouté à plusieurs reprises être à la recherche d'une solution "structurelle". "Un dossier d'une telle ampleur ne peut pas être résolu en moins de six mois", a concédé Jacqueline Galant.

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