Etudes de médecine : chute sensible du nombre d'inscrits

Cette diminution sensible est très vraisemblablement imputable à l'adoption par la Fédération Wallonie-Bruxelles d'un filtre aux études de médecine dès l'année académique prochaine.

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Etudes de médecine : chute sensible du nombre d'inscrits
©bortels

Le nombre d'étudiants qui se sont inscrits cet été aux tests d'orientation préalable aux études de médecine a sensiblement diminué cette année, vraisemblablement en raison du contingentement annoncé dès l'année prochaine du nombre d'étudiants en médecine qui pourront passer en 2e BAC. Selon des chiffres fournis lundi par l'Académie de recherche et d'enseignement supérieur (ARES), 3.101 personnes se sont inscrites cette année à cette épreuve, contre 3.994 l'an dernier, soit une chute de quelque 25%.

Cette diminution sensible est très vraisemblablement imputable à l'adoption par la Fédération Wallonie-Bruxelles d'un filtre aux études de médecine dès l'année académique prochaine.

En juin prochain, tous les étudiants de 1er BAC seront en effet soumis à un concours qui ne permettra plus qu'à un nombre pré-déterminé d'entre eux de passer en 2e BAC.

Ce mécanisme de sélection vise à mieux faire coïncider le nombre de médecins diplômés en Fédération avec le contingentement fédéral de praticiens.

Selon l'ARES, outre l'introduction de ce numerus fixus, une autre mesure a également contribué à cette réduction d'inscrits.

Jusqu'ici, l'attestation de présentation de l'épreuve indicative (nécessaire à l'inscription en faculté de médecine) ne valait que pour un an. Depuis cette année, celle-ci est valable pour une période indéterminée, dispensant ainsi les étudiants de devoir la représenter en cas d'inscription ultérieure aux études médecine.

Ce test d'orientation préalable est issu de la réforme des études de médecine adoptée en 2012. Il est obligatoire depuis 2013 pour tous les étudiants désireux de s'inscrire en première année de médecine, mais est uniquement indicatif.

Les résultats au test doivent aider les candidats à bien mesurer leurs chances de réussite, et au besoin à suivre un programme de mise à niveau préalable et de remédiation. Voire réorienter carrément leur choix d'études.