Jan Jambon s'interroge sur la libération d'un jeune de 15 ans qui compte aller en Syrie

Le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, s'interroge sur la décision d'un juge de la jeunesse de libérer un jeune de 15 ans radicalisé et appréhendé pour la troisième fois par crainte qu'il se rende en Syrie.

Belga
Jan Jambon s'interroge sur la libération d'un jeune de 15 ans qui compte aller en Syrie
©AFP

Le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, s'interroge sur la décision d'un juge de la jeunesse de libérer un jeune de 15 ans radicalisé et appréhendé pour la troisième fois par crainte qu'il se rende en Syrie. Le ministre s'exprimait en néerlandais sur Radio 1 vendredi matin. Le jeune faisait partie des neuf personnes qui ont été interpelées jeudi lors de perquisitions à Bruxelles. Les autorités craignent qu'il puisse partir en Syrie. Le parquet souhaite le placer en détention, mais le juge de la jeunesse a décidé de le libérer.

Tout en soulignant la séparation des pouvoirs, le ministre s'interroge sur la pertinence de la décision du juge de la jeunesse, "d'autant plus en ces circonstances, à cette époque".

Le ministre n'a pas fourni d'informations au sujet des rumeurs indiquant que Salah Abdeslam a été aperçu à Bruxelles. "Il y a beaucoup de rumeurs et il est difficile de les gérer toutes. L'homme n'a pas encore été pris, c'est un fait. Pour le reste, je ne veux pas donner de détails sur les enquêtes."

Jan Jambon a souligné qu'à ses yeux les services de renseignements belges faisaient du bon travail. "Il y a quelques mois, après Verviers, c'étaient des héros et maintenant soudainement ce seraient des incapables ? Je comprends bien que le président français dans l'émotion suscitée par les attentats à Paris ait fait certaines annonces, mais après une semaine il faut un peu revenir à la réalité".

Le ministre a aussi manifesté sa lassitude au sujet d'un long article publié le même jour dans le quotidien flamand 'Het Laatste Nieuws' dans lequel un membre de la Sûreté de l'Etat critique vivement le service. Selon la source anonyme, 80% du personnel ne ferait pas correctement son travail ou ne l'apprécierait pas.

"Je suis fatigué de tout ceci. Une personne dit cela, c'est affiché en première page, et les citoyens pensent que leur sécurité est dans les mains d'amateurs. Cela suscite beaucoup de panique, souvent basée sur des demi-vérités et des insinuations. Mais ces services ne travaillent pas dans le vent, il y a des contrôles qui sont menés."