Les perquisitions de dimanche soir à Molenbeek sont dues à un farceur

Les déclarations d'un plaisantin sont à l'origine des perquisitions qui ont eu lieu dimanche soir à Molenbeek-Saint-Jean, a indiqué le parquet fédéral. L'homme a été interpellé pour être entendu et sera probablement mis à la disposition du parquet de Bruxelles.

Belga
Les perquisitions de dimanche soir à Molenbeek sont dues à un farceur
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Les déclarations d'un plaisantin sont à l'origine des perquisitions qui ont eu lieu dimanche soir à Molenbeek-Saint-Jean, a indiqué le parquet fédéral. L'homme a été interpellé pour être entendu et sera probablement mis à la disposition du parquet de Bruxelles. Il devra au moins prendre en charge les coûts liés à l'opération. La police fédérale s'est rendue dimanche soir à deux adresses de Molenbeek-Saint-Jean, rue de l'Indépendance et rue de la Campine, à la suite d'indications provenant d'un habitant de la commune selon lesquelles Salah Abdeslam se cachait dans une habitation vide.

La police n'a trouvé personne. Les agents sont ensuite allés chez l'homme à l'origine des déclarations et celui-ci a été interpellé pour être entendu. Il pourrait être mis lundi à disposition du parquet de Bruxelles.


Le parquet ouvre une enquête

Le parquet de Bruxelles a ouvert une enquête concernant la fausse information qui a conduit dimanche soir à des perquisitions dans les rues de l'Indépendance et de la Campine, à Molenbeek-Saint-Jean, a indiqué lundi sa porte-parole. "L'information à l'origine des perquisitions qui ont eu lieu dimanche soir, est en effet probablement fausse et a, selon toute vraisemblance, été transmise délibérément aux services de police. La police a interpellé un homme dimanche soir et d'autres personnes sont également entendues en tant que témoins", a indiqué le parquet de Bruxelles. "Il s'agit à présent de déterminer si l'homme interpellé est bien celui qui, délibérément, a envoyé la police sur une fausse piste. Sur base de l'enquête, le parquet décidera s'il sera déféré devant le juge d'instruction ou remis en liberté", a-t-il ajouté.

L'auteur à l'origine d'une fausse information encourt de 15 jours à deux ans de prison et est passible d'une amende allant de 120 à 1.800 euros. Cette infraction est punie d'une amende de 20 jusqu'à 300 euros et d'une peine de prison de 15 jours jusqu'à 2 ans.


Trois stations de métro de Molenbeek uniquement accessibles par l'entrée principale

Trois stations de métro situées sur le territoire de Molenbeek-Saint-Jean n'étaient accessibles lundi que par l'accès principal. Il s'agit des stations Ossegem, Beekkant et Gare de l'Ouest. Cette mesure fait suite à une requête de la police fédérale, a indiqué la STIB (Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles).


Avertissement de la police et du parquet après trois fausses alertes à la bombe à Namur

La peine d'emprisonnement encourue pour l'auteur d'une fausse alerte à la bombe va de trois mois à deux ans et est assortie d'une amende pouvant aller jusqu'à 1.800 euros, indiquent lundi le procureur du Roi de Namur, Vincent Macq, et le chef de corps de la police de Namur, Pascal Ligot, après trois fausses alertes à la bombe à Namur ces derniers jours. Celles-ci ont eu lieu au Palais de justice le 20 novembre, à la gare le 27 novembre et à l'école Félicien Rops lundi matin. Les alertes ont particulièrement monopolisé les services de police et de secours.

"De lourdes procédures d'évacuation et de fouille, engageant d'importants moyens matériels et humains, doivent être immédiatement mises en place lors de ce type d'alerte. Vu l'actualité de ces dernières semaines en matière de terrorisme, l'impact émotionnel de ce type d'événement est également important auprès de la population", expliquent Vincent Macq et Pascal Ligot.

Le parquet de Namur tient donc à rappeler que, vu le grave trouble social occasionné, des moyens d'enquête ont été engagés dès la première alerte pour identifier le ou les auteur(s) et qu'il(s) fera(ont) l'objet de poursuites judiciaires.

Vu l'effectif opérationnel déployé et monopolisé au détriment de la sécurité des citoyens, la zone de police se réserve le droit de se constituer partie civile dans le cadre de ces poursuites judiciaires. L'auteur de ce type de faits s'expose par ailleurs à des poursuites civiles pour réparer, financièrement, le dommage occasionné à des tiers par sa faute.


Une Liégeoise déférée pour une fausse alerte à l'attentat à la gare des Guillemins

Une Liégeoise de 32 ans a été déférée lundi au parquet de Liège pour une alerte à l'attentat. L'annonce a été prise avec circonspection par la police en raison de l'état mentale de la suspecte. Dimanche vers 21h00, une dame a contacté le 101 pour signaler qu'un attentat allait être perpétré à la gare Calatrava à Liège. La police a accueilli avec prudence cette information car la Liégeoise de 32 ans, responsable de l'alerte, en était à son trente-deuxième appel du même type depuis le 16 juin dernier.

La trentenaire a, à de nombreuses reprises, appelé la police pour signaler des alertes à la bombe et des attentats. Elle a été interpellée et entendue sur cette nouvelle fausse alerte et a expliqué qu'elle ne se sentait pas bien mais ne pouvait donner aucune raison quant à ses agissements.