L'administration wallonne flingue le plan de transport de la SNCB

"Alors que la SNCB annonce une augmentation moyenne de la durée de parcours de 3,3% sur les 100 couples origine/destination les plus fréquentés, on constate que les temps de parcours entre les grandes villes wallonnes et la première gare bruxelloise (Nord, Luxembourg, Midi) se sont allongés dans des proportions plus importantes"

BELGA
L'administration wallonne flingue le plan de transport de la SNCB
©flémal

La Cellule ferroviaire wallonne estime que le plan 2014 de la SNCB pénalise particulièrement les navetteurs wallons, rapporte mardi l'Echo. "Alors que la SNCB annonce une augmentation moyenne de la durée de parcours de 3,3% sur les 100 couples origine/destination les plus fréquentés, on constate que les temps de parcours entre les grandes villes wallonnes et la première gare bruxelloise (Nord, Luxembourg, Midi) se sont allongés dans des proportions plus importantes, l'augmentation moyenne étant de 10%, soit environ 5 minutes", indique la Cellule dans son analyse transmise au ministre Maxime Prévot (cdH).

L'administration indique qu'on "s'éloigne inexorablement des demandes formulées par le gouvernement wallon lors des négociations relatives au Plan pluriannuel d'investissement 2001-2012 du groupe SNCB". Elle estime aussi qu'on atteint dorénavant sur certains axes des "seuils psychologiques défavorables à l'utilisation du train par rapport à la voiture".


La CSC-Transcom introduit un recours contre les mesures de la SNCB 

La CSC Transcom a introduit lundi un recours en extrême urgence au Conseil d'Etat pour obtenir la suspension des décisions adoptées à la mi-décembre par la direction de la SNCB, indique mardi l'Echo. Les mesures décidées par les dirigeants de l'entreprise ferroviaire visaient notamment une augmentation de la durée effective du travail et une réduction des jours de crédit.

Pour le syndicat chrétien, ces mesures auraient cependant dû être adoptées à la majorité des deux tiers et non à la majorité simple, comme cela s'est déroulé.

"D'après l'analyse juridique de notre cabinet d'avocats, les mesures adoptées sont illégales. Nous avons donné jusqu'à lundi 13H00 à la SNCB pour respecter les procédures, mais nous n'avons rien vu venir, d'où le recours en extrême urgence en suspension au Conseil d'Etat", a expliqué Isabelle Bertrand, secrétaire nationale de la CSC-Transcom.

Pour l'instant, l'action n'est menée que par le syndicat chrétien, la CGSP Cheminots reste en stand-by.

Si la CSC-Transcom obtient gain de cause avant la fin de l'année, les dirigeants du groupe SNCB ne pourront pas mettre en application les mesures d'amélioration de la productivité adoptées à la mi-décembre.