Salah Abdeslam n'aurait pas contacté Sven Mary

Dans l'après-midi de ce jeudi, l'agence Belga a diffusé une information selon laquelle l'avocat Sven Mary aurait été contacté par l'homme le plus recherché d'Europe, Salah Abdeslam. La DH a fourni d'autres informations.

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Salah Abdeslam n'aurait pas contacté Sven Mary
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Ce jeudi après-midi, l'agence Belga a diffusé une information selon laquelle l'avocat Sven Mary aurait été contacté par l'homme le plus recherché d'Europe, Salah Abdeslam. Toutefois, selon La DH, le célèbre pénaliste n'aurait pas reçu d'appel d'Abdeslam. Les faits dateraient d'il y a un mois environ. Epoque à laquelle des personnes se présentant comme des proches du fugitif auraient contacté l'avocat en lui demandant s'il était d'accord de défendre Salah Abdeslam si ce dernier venait un jour à être arrêté. Requête à laquelle Sven mary aurait simplement répondu par l'affirmative.

Le parquet fédéral s'était refusé à commenter les faits relayés par Belga. "Il ne s'agit pour l'instant que d'une rumeur à laquelle nous ne réagirons pas", avait indiqué jeudi le parquet fédéral, alors que les services de police belges et français sont toujours à la recherche du suspect.

Me Mary n'avait pas fait de commentaires non plus. "Si, demain, Salah Abdeslam me sollicitait, j'accepterais d'être son avocat", avait-il toutefois déclaré fin décembre. L'avocat s'était également montré très critique à l'encontre du parquet fédéral il y a quelques jours, dans une interview diffusée par la VRT. Selon lui, le parquet fédéral entretient un climat de peur. Par la voix de son porte-parole Eric Van Der Sypt, le parquet a rejeté ces critiques. Selon Sven Mary, la lutte contre le radicalisme va trop loin.

Salah Abdeslam est introuvable depuis qu'Hamza Attou et Mohamed Amri sont allés le chercher à Paris dans la nuit du 13 au 14 novembre.

D'après les enquêteurs, il aurait déposé trois kamikazes aux abords du stade du France le soir des attentats. A son retour de Paris, le suspect numéro 1 a vraisemblablement bénéficié de l'aide de diverses personnes à Bruxelles.


La chambre du conseil de Bruxelles prolonge la détention de trois suspects

La chambre du conseil de Bruxelles a prolongé, jeudi, la détention préventive de trois suspects dans le cadre de l'enquête bruxelloise relative aux attentats de Paris, a indiqué le parquet fédéral. Il s'agit d'Ali Oulkadi, qui a reconnu avoir véhiculé Salah Abdeslam à travers Bruxelles après les attentats, Abdeilah Chouaa, que Salah Abdeslam aurait cherché à contacter, et Abdoullah Courkzine, qui aurait été en contact avec Hasna Ait Boulahcen, la cousine d'Abdelhamid Abaaoud, durant la période entre les attentats de Paris et l'assaut donné par les forces de l'ordre à Saint-Denis au cours duquel Abaaoud et Ait Boulahcen sont morts. Ali Oulkadi a reconnu avoir été appelé le samedi 14 novembre par Hamza Attou, qui était allé chercher Salah Abdeslam à Paris. Ce dernier lui a demandé s'il pouvait aller chercher un ami à la station de métro Bockstael, à Laeken. Oulkadi aurait ignoré qu'il s'agissait de Salah Abdeslam et l'aurait seulement découvert une fois arrivé à Laeken. Oulkadi, Attou et Abdeslam se sont ensuite rendus dans un café de Schaerbeek, où Salah Abdeslam a reconnu être impliqué dans les attentats de Paris. Oulkadi l'aurait alors déposé à une adresse inconnue de Schaerbeek mais ne serait pas impliqué lui-même dans les attentats.

Abdeilah Chouaa conteste, pour sa part, toute implication dans les attentats. Le soir du 13 novembre, Salah Abdeslam aurait appelé Naïm B., un détenu de la prison de Namur, car il disposait du numéro de GSM de Chouaa. Salah espérait vraisemblablement que Chouaa l'aide à obtenir une nouvelle identité.

La détention d'Ali Oulkadi et d'Abdeilah Chouaa a été prolongée de trois mois, tandis que celle du troisième suspect, Abdoullah Courkzine, a été prolongée d'un mois. La défense des trois individus peut encore interjeter appel.

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