300 militaires supplémentaires déployés dès ce lundi

Le Syndicat libre de la fonction publique (SLFP) Défense le confirme: 300 militaires supplémentaires seront dans nos rues dès ce lundi 11 avril, "pour renforcer la sécurité, principalement dans le métro bruxellois".

L.V.
300 militaires supplémentaires déployés dès ce lundi
©BELGA

Le Syndicat libre de la fonction publique (SLFP) Défense le confirme: 300 militaires supplémentaires seront dans nos rues dès ce lundi 11 avril, "pour renforcer la sécurité, principalement dans le métro bruxellois".

C’est un gros coup de gueule que pousse Gilles Van Oosthuijze, porte-parole du Syndicat libre de la fonction publique (SLFP)-Défense. Le gouvernement souhaite en effet faire passer le nombre de militaires présents en rue de 1 500 à 1 800, affirme-t-il de "source très sûre" et co,firmé ce lundi. Une augmentation qui selon lui, ne se justifie pas. "La menace est stable. Il n’y a pas eu d’événements importants depuis les attentats de Bruxelles. Pourquoi alors brûler toutes nos cartouches ?" , explique-t-il. De son côté, le cabinet du ministre Vandeput (N-VA) noie le poisson en livrant un chiffre très large quant au nombre d’hommes présents sur le terrain.

Face à un problème structurel

Le déploiement de militaires est d’application depuis maintenant "presque quinze mois" , avec deux moments forts : le "lockdown" de Bruxelles (environ 1 200 hommes) et les jours qui ont suivi les attentats à l’aéroport de Zaventem et à Maelbeek (1 500 soldats).

Si ce passage à 1 800 hommes se confirme, le SLFP-Défense s’interroge sur la faisabilité sur le long terme. Déjà lors des précédents déploiements, la Défense avait connu quelques manquements. "Nous avions trop peu d’équipements de type gilets pare-balles lorsque nous étions 1 500 hommes. Nous avons dû en demander à prêter aux Etats-Unis. Et cela, suite aux nombreuses économies réalisées dans ce domaine lors de ces dernières décennies. Imaginez si nous sommes 300 de plus…"

Droits fondamentaux non respectés

Cette augmentation pose également la question du ressenti des soldats quant à leur réquisition. Les militaires engagés en 2015 n’ont pas pu prendre leurs congés légaux. "Il en sera de même pour ceux de l’année 2016" , se désole Gilles Van Oosthuijze. Une augmentation qui, si elle persiste dans le temps, ne sera "pas viable" . "Les policiers sont dans le même état d’esprit que nous. Nos forces s’épuisent, notre personnel est en bout de course."

La réquisition d’un tel nombre de soldats risque de mettre à mal la mission engagée par la Belgique au Mali depuis mai 2014. En effet, les militaires concernés doivent venir en renfort sur le terrain et leurs séances d’entraînement et de tirs sont annulées.

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