Brussels Airlines fait face à une campagne de boycott en Israël pour une douceur

Brussels Arlines n’est plus la bienvenue à Tel-Aviv. C’est du moins l’avis du ministre israélien du Tourisme, Yariv Levin, membre du Likoud, qui en veut particulièrement au transporteur belge.

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R.Meulders.

Brussels Arlines n’est plus la bienvenue à Tel-Aviv. C’est du moins l’avis du ministre israélien du Tourisme, Yariv Levin, membre du Likoud, qui en veut particulièrement au transporteur belge. “Une telle compagnie n’a pas sa place dans le ciel de l’Etat d’Israël et son nom doit être effacé du tableau des vols de l’aéroport Ben Gourion (NDLR : de Tel-Aviv)” a-t-il lâché aux médias israéliens.

Depuis quelques jours, Brussels Airlines fait ainsi face à une campagne virulente de boycott dans le pays. Sur les réseaux sociaux, les messages accusant la compagnie belge “d’antisémitisme” et de “discrimination” s’enchaînent.

Sur Twitter, un client montre une photo de sa carte de fidélité déchirée en deux, une célébrité de la télévision israélienne explique avoir annulé les quatre billets qu’elle avait achetés pour des vacances familiales auprès de la compagnie belge. Une page Facebook a aussi été créée en appelant au boycott de Brussels Airlines.

Comment expliquer ce déchaînement contre la compagnie aérienne ? En fait, tout est parti d’une… pâtisserie un temps distribuée dans les avions du transporteur belge, avant d’être retirée le mois dernier. Selon l’ASBL Palestina Solidariteit, qui œuvre pour les droits de la population palestinienne, cette douceur, du nom de Vanilla Halva, était fabriquée dans une entreprise israélienne opérant “depuis la Cisjordanie occupée” . D’après l’association, la compagnie belge n’était pas consciente de la nature du produit “et des institutions illégales et violentes derrière lui”. C’est un passager qui a prévenu le transporteur de l’origine du produit.

“Il s’agissait d’une faute du fournisseur. Nous l’avons depuis rectifiée”, a déclaré une porte-parole de Brussels Airlines.

Le produit a donc été retiré, ce qui n’est pas du goût de tout le monde. Dans un communiqué, la compagnie belge explique que ce retrait de la douceur n’est en rien politique. “Brussels Airlines vole depuis 13 ans vers Israël, notre seule destination au Moyen -Orient, et nous n’avons jamais cessé de le faire (…). Nous sommes là pour rester et nous proposons plusieurs produits israéliens, que nous choisissons souverainement, à bord de nos vols. Nous ne nous mêlons pas des discussions politiques et restons neutres.”