Les premiers mots de Wesphael: "Je pense à Véronique" (VIDÉO)

Acquitté, Bernard Wesphael s'est exprimé après le verdict.

Les premiers mots de Wesphael: "Je pense à Véronique" (VIDÉO)
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J.-C. M. avec belga

Acquitté, Bernard Wesphael s'est exprimé après le verdict.

"Je pense d’abord à Véronique, parce qu’elle n’est plus là et que c’est dur", a déclaré Bernard Wesphael, à la sortie du palais de justice où il venait d’être acquitté. "Je pense aussi à Victor, que je considérais comme mon enfant. Je veux lui dire que je l’aime. Si un jour, il peut admettre que je ne suis pas l’auteur de cet acte, et je pense que ça a été prouvé aujourd’hui, qu’est-ce que ça me ferait plaisir de le retrouver, de le serrer dans mes bras", a-t-il ajouté. A plusieurs reprises, dans les minutes suivantes, Bernard Wesphael, qui parlera de gâchis pour lui et ses proches mais aussi pour la partie civile, reviendra sur son désir de retrouver Victor, si celui-ci le veut bien un jour.


M. Wesphael dira aussi que s’il avait été déclaré coupable, il avait préparé une déclaration disant qu’il "respectait la vérité judiciaire".

Parlant de soulagement après trois ans de souffrance, Bernard Wesphael affirmait aussi ne pas vouloir pavoiser. Son souhait est désormais de se reconstruire. Il a remercié ses amis et l’aumônier de la prison de Bruges, sans lesquels "je ne serais plus là". Il a aussi eu des mots très durs pour le parquet de Bruges qui "a tout fait, tout fait, tout fait pour essayer de convaincre l’opinion publique que j’étais un salaud, un assassin ou un homme capable de poser ce genre de geste. Aujourd’hui, on voit bien que je suis un homme libre et respectueux des autres."

M. Wesphael s’est également plaint du "déferlement médiatique" dont il a été l’objet.

Il a enfin déclaré qu’il n’avait jamais eu de haine pour la partie civile, qu’il n’a aucune rancœur à son endroit. "Si les proches de Véronique, que j’aimais passionnément et qui n’est plus là, me tendent la main, je la prendrais."

Me Mayence: "Certains parlementaires ont eu des propos inacceptables"

Les premiers mots de Wesphael: "Je pense à Véronique" (VIDÉO)
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"L'accusé est épuisé par 3 ans de procédure, des mois de détention. Il a été laminé et traité d'assassin. Ce doit être un plaidoyer pour la cour d'assises. Demandez-vous ce qui se serait passé sans les contre experts. Certains parlementaires ont eu des propos inacceptables", a indiqué pour sa part Me Mayence à la sortie du procès. (Sa réaction plus complète ici)

Pas de commentaire pour les parties civiles

"On ne commente pas une décision judiciaire", a déclaré Me Moureau, avocat de la famille de Véronique Pirotton, en quittant le bâtiment des cours de Justice à Mons. Mes Moureau et Smessaert ont quitté les lieux vers 17h00, tout comme les proches de la victime, qui n'ont pas emprunté la sortie principale du bâtiment.





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