Pacte d'excellence: Pourquoi la mise en place d'un tronc commun est un exercice d'équilibriste

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Pacte d'excellence: Pourquoi la mise en place d'un tronc commun est un exercice d'équilibriste
©Jean-Luc Flémal

Un des piliers essentiels du futur Pacte pour un enseignement d’excellence est la mise en place d’un tronc commun de cours pour tous les élèves jusqu’à 15 ans - alors qu’aujourd’hui on choisit sa filière à 14 ans. "Ce tronc commun, nous le souhaitons depuis le début polytechnique, afin que les élèves, en fin de troisième secondaire, puissent s’orienter en connaissance de cause vers l’enseignement général ou vers le qualifiant", explique Roberto Galuccio, administrateur-délégué du Cpeons, l’enseignement des communes et des provinces, et membre du groupe central qui chapeaute le Pacte.

Un nouvel équilibre

La difficulté est que pour rendre ce tronc commun polytechnique, il faut intégrer à l’horaire, en plus des cours classiques, des formations à l’expression artistique, aux compétences manuelles, techniques, numériques ou technologiques. Comment dès lors intégrer de nouvelles approches, tout en renforçant les savoirs et compétences fondamentales ? Telle était la question sur laquelle s’est penché un groupe de travail depuis le mois de septembre.

Ce groupe remettra d’ici la fin du mois au groupe central du Pacte le fruit de ses réflexions - réflexions que nous présentons ici. Sur la base de ce document, le groupe central soumettra à son tour des propositions au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Les grandes lignes du futur tronc commun présentées ici ne sont donc pas des décisions actées, plutôt la source principale sur laquelle s’appuieront le groupe central et le gouvernement durant les prochains mois.

On peut néanmoins remarquer que le groupe de travail chargé d’élaborer ce tronc commun a travaillé dans l’esprit du Pacte, en offrant une réflexion globale et systémique.

Ainsi, les savoirs et compétences que les élèves devront acquérir sont déclinés au sein de cours classiques, mais aussi de manière transversale, ou à l’occasion d’ateliers-projets que le futur horaire permettra d’organiser. Il est par exemple souhaité que les mathématiques s’apprendront aussi bien lors du cours de maths en tant que tel, que lors des cours dédiés aux matières scientifiques. Les futurs référentiels et programmes seront rédigés en ce sens.