A la demande de l’Afsca, Lotus a fait retirer des biscuits des rayons

L’Agence n’entend cependant pas s’aligner sur la façon de communiquer des Français.

Matgen Jean-Claude
A la demande de l’Afsca, Lotus a fait retirer des biscuits des rayons
©Flémal

L’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) a pris contact avec la société Lotus Bakeries afin de s’assurer que les produits retirés du marché en France le soient aussi en Belgique le cas échéant, a indiqué, lundi, son porte-parole.

Le fabricant de biscuits s’est exécuté et a retiré du marché (et des magasins) quelques lots de biscuits Amico, Madeleine, Zebra et Mini-Frangipane.

Le ministère français de l’Agriculture a publié la semaine passée une liste de produits dans lesquels l’insecticide fipronil a été détecté, contenant notamment des frangipanes du fabricant belge.

Ces produits, principalement des gaufres, ne comportent pas de risque pour la santé du consommateur mais la teneur en fipronil, un insecticide nocif pour la santé, dépasse la limite maximale de résidus (LMR), au-dessus de laquelle ils sont dits "non conformes" et doivent être retirés du marché.

En France, une liste de ces produits non réglementaires a été publiée par le ministère de l’Agriculture. En Belgique, le gouvernement n’a, à ce jour, pas communiqué sur le sujet. "C’est aux entreprises que revient la responsabilité de retirer du marché les produits non conformes", a expliqué Jean-Sébastien Walhin, porte-parole de l’Afsca.

L’agence est ensuite chargée de vérifier qu’aucun produit non conforme ne se trouve dans les magasins. C’est dans ce cadre qu’elle a pris contact avec Lotus. "

Un choix de communication "inhabituel"

Les autorités sont tenues d’informer le consommateur dès qu’un danger pour la santé publique est détecté. Dans ce contexte, l’Afsca a diffusé sur son site le numéro du seul lot d’œufs dans lequel des doses nocives de fipronil ont été détectées. Ces œufs sont les seuls à faire l’objet d’un véritable rappel.

Pour le reste, la procédure européenne ne prévoit pas de communiquer lorsqu’un produit non conforme à la réglementation est retiré du marché.

La liste rendue publique en France témoigne donc d’un choix différent et "inhabituel" en termes de communication, a expliqué l’Afsca. (Belga)