Près d'une centaine interpellations en deux jours à la gare du Nord

Les opérations policières menées mercredi et jeudi à la gare du Nord ont mené à 90 interpellations, ressort-il d'un communiqué du cabinet du bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt.

Près d'une centaine interpellations en deux jours à la gare du Nord
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Les opérations policières menées mercredi et jeudi à la gare du Nord ont mené à 90 interpellations, ressort-il d'un communiqué du cabinet du bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt. 

Le 6 septembre, 50 personnes ont été interpellées aux abords de la gare du Nord. Parmi elles, 4 ont été immédiatement relâchées, 46 autres ont fait l'objet d'une arrestation administrative et ont été transportées vers le centre de rassemblement des personnes arrêtées. Dix-huit majeurs ont été conduits en centre fermé. Une personne faisait l'objet d'une ordonnance de capture depuis 2 ans et a été conduite à la prison. Cinq personnes ont reçu un ordre de quitter le territoire, 13 ont été relaxées ou ont été envoyées chez Fedasil dont 11 mineurs qui font l'objet d'une procédure "Mineurs étrangers non accompagnés" (MENA) auprès du service tutelle du SPF Justice. Neuf personnes ont été libérées à cause du dépassement du délai de détention.

Le 7 septembre, 40 nouveaux migrants ont été interceptés aux abords de la gare du Nord. Deux personnes ont été libérées immédiatement car elles étaient en ordre. Il restait deux mineurs et 36 majeurs. Il est encore trop tôt pour connaitre l'orientation donnée aux personnes par l'Office des Etrangers, a indiqué le cabinet du bourgmestre.

"Les forces de police qui ont mené ces opérations ont exécuté leur travail avec respect et humanisme. Il n'a pas été nécessaire de faire usage de la force. Les choses se sont passées dans le calme", a-t-il précisé.

Le bourgmestre de Schaerbeek a répété sa demande d'un "Centre d'accueil et d'orientation" pour ces migrants afin de les informer des procédures qui leur sont ouvertes en Belgique.

"Cette situation ingérable qui s'impose aux bourgmestres concernés découle de l'absence d'une politique fédérale sur la migration", a-t-il ajouté, en déplorant la situation des communes qui "se trouvent prises au piège et doivent gérer des situations face auxquelles elles n'ont aucun moyen d'action".

La demande d'ouverture d'un Centre a été exprimée dès le 11 août par les communes concernées lors d'une réunion avec les autorités fédérales, a-t-il rappelé, mais celles-ci l'ont rejetée.

Le bourgmestre a rappelé sa responsabilité en termes de maintien de l'ordre public et de salubrité.

"Depuis septembre, la pression est de plus en plus importante dans la gare du Nord. On parle aujourd'hui de plus de 500 personnes et parfois même de 700 personnes. Cette situation n'est évidemment plus possible. La gare du Nord ne peut pas devenir un camp de réfugiés et un Calais bis", a-t-il ajouté en référence au camp de migrants voulant gagner la Grande-Bretagne qui s'était constitué en France.