Ecoles évacuées, le service "100" inondé d'appels : un nuage odorant a traversé la Wallonie

C'est à Charleroi que cela a commencé. Il ne s'agit pas de gaz mais les pompiers ne savent pas en dire plus

Johanne Tinck
Un nuage odorant a traversé la Wallonie: " Nous ne savons pas ce qui est passé, on ne sait pas si c'est toxique"
©BELGA

Cela a commencé aux alentours de 7h. Le service 100 couvrant la zone du Hainaut a, ensuite, été "inondé" d'appels concernant des odeurs de gaz. "Nous avons eu plusieurs dizaines d'appels concernant des odeurs de gaz extérieures. Les coups de fil émanaient de privés mais aussi d'entreprises et beaucoup d'écoles."

Ce nuage a tout d'abord été perceptible du côté de Charleroi avant de s'étendre vers Philippeville mais aussi Soignies, Binche, La Louvière puis Mons, Ath... Des écoles ont été évacuées du côté de Charleroi. ORES a également été submergé d'appels. "Comme nous nous chauffons au gaz, nous avons d'abord cru que c'était dû à un problème dans notre bâtiment", explique un employé d'une société de Philippevile.

A première vue, la cause de ce nuage d'odeur est inexplicable. Beaucoup ont pensé au climat... Selon l'IRM, l'Institut royal de météorologie, ce nuage d'odeur n'est pas dû à la météo même si celle-ci peut avoir joué un rôle. "Lors d'une aversion thermique, les polluants sont beaucoup moins dispersés", souligne-t-on à l'IRM. Et d'ajouter : "Toutefois lorsque les premières odeurs ont été perceptibles, il y avait quand même déjà un vent de 2 à 3 sur l'échelle de Beaufort qui venait du Sud-Est. Si les premières odeurs avaient été perceptibles vers 4h, le lien aurait pu être plus facilement établi car, à ce moment-là, c'était beaucoup plus calme."

Au service incendie de La Louvière, on se veut rassurant. "Tous les tests effectués par rapport à d'éventuelles fuites de gaz se sont avérés négatifs. Ce n'était donc pas du gaz. Maintenant, on ne sait pas exactement de quoi il s'agissait. Cela partait des égouts où la fermentation est plus importante par ce temps. On ne sait pas ce qui est passé. On ne sait donc pas dire si c'était toxique. On peut juste indiquer que personne n'a été intoxiqué", indique le major Marc Huwé. Et ce dernier d'ajouter : "Nous avions contacté la protection civile mais nous avons annulé une fois que nous nous sommes rendu compte qu'il n'y avait plus d'odeur. Avec la réforme, c'est désormais celle de Crisnée qui fait le déplacement. Il faut deux au moins deux heures de route, surtout avec ces conditions climatiques. Il est donc malheureusement fréquent qu'il n'y ait plus rien alors que les hommes sont encore en chemin."