Marche pour le climat: la place de l'Université de Louvain-la-Neuve noire de monde

Plusieurs milliers de participants, de toutes générations, participent jeudi à la marche pour le climat de Louvain-la-Neuve, en présence des principaux responsables de Youth for Climate mais aussi de représentants de l'Université catholique de Louvain (UCLouvain) dont le recteur Vincent Blondel.

Marche pour le climat: la place de l'Université de Louvain-la-Neuve noire de monde
©AFP
Avec Belga

Plusieurs milliers de participants, de toutes générations, participent jeudi à la marche pour le climat de Louvain-la-Neuve, en présence des principaux responsables de Youth for Climate mais aussi de représentants de l'Université catholique de Louvain (UCLouvain) dont le recteur Vincent Blondel.

Avec l'arrivée des trains dans la cité universitaire, la place de l'Université était noire de monde au départ de la marche, et le nombre de participants s'est encore étoffé au fil du parcours. Alors que les organisateurs espéraient 3.000 participants, ce nombre est manifestement dépassé. Alors que certains craignaient que les élèves de l'enseignement secondaire soient moins mobilisés en raison des vacances, ils sont présents en nombre, francophones mais aussi néerlandophones. Certains avaient pensé au clin d'œil, brandissant par exemple une pancarte indiquant "Le climat ne prend pas de vacances, nous non plus". Le corps scientifique de l’UCLouvain, qui représente 2 200 personnes, s'est joint aux étudiants lors de la marche du "Jeudi pour le climat" ce jeudi 7 mars, à Louvain-la-Neuve.

Interpellé précédemment par ses membres, le corps scientifique de l’UCLouvain a décidé de soutenir la marche. "Cela fait des années que le monde scientifique alerte sur l’urgence d’agir pour éviter le changement climatique. Mais le monde politique fait la sourde oreille. Aujourd’hui, ceux qu’on appelait ‘les générations futures’ ont 16 ans, et ils défilent dans la rue parce qu’ils ont l’impression qu’on leur vole leur futur. Le pire n’est pas qu’ils ratent les cours, le pire est que les dernières données scientifiques montrent qu’ils ont raison" , explique M. Olivier Malay, le président du corps scientifique de l'université.

Il y a aussi pas mal de personnes plus âgées dans le cortège de Louvain-la-Neuve. "Merci les jeunes, vous portez la voix des générations: la nôtre, la vôtre et les suivantes", remerciait un calicot.

En ce qui concerne les slogans, ils sont rédigés dans plusieurs langues, et vont du revendicatif "Wij doen al veel >< Wij doen genoeg" au franchement décalé "I'm sure the dinosaurs thought they have time too". La manifestation devrait se terminer aux alentours de 12 h 30.

"Le pire n’est pas qu’ils ratent leurs cours"

Les scientifiques de l’UCLouvain participeront également, comme une centaine d’associations belges, à la "Global Strike For Future", la grève climatique internationale prévue le 15 mars, notamment en ralliant les marches et en organisant des débats sur la transition écologique au sein des cours, annonce par ailleurs le corps scientifique.

Trois cents chercheurs belges, français et suisses s’étaient déjà joints, dans une tribune publiée dans plusieurs journaux, à la cause de la jeune Suédoise Greta Thunberg et des élèves et étudiants qui brossent les cours chaque jeudi pour réclamer une politique climatique ambitieuse. Ils avaient également appelé à participer à la grève mondiale du 15 mars. Parmi les signataires, se trouvait notamment l’ancien vice-président du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), le scientifique louvaniste Jean-Pascal van Ypersele.

Marche pour le climat: la place de l'Université de Louvain-la-Neuve noire de monde
©Annick Hovine