Non, le CEB ne sera pas supprimé: la ministre Schyns répond aux nombreux inquiets

MBs
Non, le CEB ne sera pas supprimé: voilà la lettre de la ministre Schyns pour répondre aux nombreux inquiets
©jean-marc quinet

Depuis le début de la semaine, le cabinet de la ministre de l'Education, Marie-Martine Schyns, croule sous les questions, plaintes et autres inquiétudes concernant la prétendue "suppression du CEB" (le certificat d'études de base de fin de primaire) qui serait prévue dans le projet de décret "tronc commun" en cours d'examen au gouvernement. 

Un courrier type a été rédigé face à l'ampleur de la polémique, pour mettre les choses clairement au point. Il est massivement diffusé depuis quelques jours.

Non, le CEB ne sera pas supprimé, comme le ré-explique la ministre dans sa lettre.


"Bonjour,

J’ai bien reçu votre message et vous en remercie. Il semble utile de préciser certains éléments à propos de l’avenir de l’épreuve externe en fin de 6ème primaire, le Certificat d’Etudes de base (CEB).

Les élèves peuvent déjà aujourd’hui, par décision du conseil de classe, accéder en 1ère secondaire alors qu’ils ont raté leur CEB. Demain, le conseil de classe ne pourra plus lui donner le CEB, sauf circonstances exceptionnelles comme une maladie.

Il aura le choix entre le maintenir en 6ème année primaire si les difficultés sont trop importantes ou lui permettre d’aller en 1ère secondaire s’il pense que l’élève pourra rattraper son retard. Dans ce cas, l’école secondaire recevra des moyens supplémentaires de remédiation pour aider l’élève.

La différence réside donc dans le fait que l’élève recevra de l’aide plutôt qu’un papier… Il obtiendra le certificat lorsqu’il aura réussi la 1ère secondaire.

Plus globalement, l’enjeu du tronc commun est d’amener à quinze ans tous les enfants à la maîtrise de savoirs et compétences indispensables à leur vie de citoyen et pour favoriser leur insertion sociale et professionnelle. Le tronc commun supprime donc la « gare de triage » qui a lieu actuellement à 12 ans en fonction des résultats au CEB.

Ainsi, l’existence de classes homogènes qui regroupent tous les enfants ayant échoué au CEB - la 1ère différenciée et la 2ième différenciée - n’a plus lieu d’être. Tous les élèves s’inscriront dans un parcours commun, mais en bénéficiant de moyens différenciés en fonction de leurs besoins. Le CEB garde non seulement sa valeur certificative, mais il demeure aussi le critère de référence pour donner aux élèves plus fragiles des moyens complémentaires importants.

Les équipes éducatives utiliseront ces moyens dans le meilleur des intérêts de l’élève qui sera dans cette situation, avec comme seule contrainte l’interdiction de constituer un groupe permanent d’élèves ayant raté le CEB. Les enseignants auront un rôle important à jouer pour soutenir ces élèves et leur faire bénéficier de leurs pratiques pédagogiques.

J’espère que ces clarifications vous permettent d’y voir plus clair sur le soutien qui sera plus encore qu’avant apporté aux élèves en difficulté."