Détention prolongée pour les militants de l'action contre "La Jeune Fille à la Perle"

<p>La police surveille l'extérieur du musée Mauritshuis de La Haye où des militants écologistes se sont collés avec de la colle forte sur La Jeune Fille à la Perle, célèbre tableau de Johannes Vermeer, le 27 octobre 2022</p>

La détention des trois militants écologistes belges qui ont mené jeudi une action visant le célèbre tableau "La Jeune Fille à la Perle", exposé au musée Mauritshuis de La Haye, a été prolongée, a indiqué vendredi le parquet néerlandais. Le trio est suspecté de vandalisme et "violence publique contre des biens".

L'un des trois hommes s'était collé à la toile de 1665, protégée par une vitre, tandis qu'un autre l'avait aspergé de soupe. Le groupe s'était adressé aux visiteurs présents, leur demandant "comment ils se sentaient" lorsque "quelque chose de beau et précieux" était "détruit sous leurs yeux". "Ce tableau est protégé par du verre mais l'avenir de nos enfants ne l'est pas", avait-il conclu.

L'oeuvre du maître néerlandais Johannes Vermeer n'a pas été abîmée et a retrouvé sa place d'exposition vendredi après-midi, après un passage en atelier pour évaluer les éventuels dégâts.

L'enquête se poursuit et le parquet décidera après le week-end de poursuivre ou non les trois hommes, a-t-il communiqué.

Les militants sont de nationalité belge et âgés de 42 à 45 ans. L'un s'était déjà illustré en Belgique durant la course cycliste du Tour des Flandres en perturbant le sprint final. Selon les images disponibles, c'est lui qui s'est collé à la vitre protégeant "La Jeune Fille à la Perle".

Cette action est survenue dans la foulée d'autres actes similaires ces dernières semaines. Des militants écologistes ont ainsi jeté de la soupe de tomate sur la plaque de verre protégeant les Tournesols de Van Gogh à la National Gallery de Londres et d'autres ont enduit de purée de pommes de terre la vitre protégeant les Meules, un tableau de Claude Monet, en Allemagne.

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