) "Elle veut casser la liberté thérapeutique des médecins", a déclaré le président de l'Absym, Marc Moens, à l'agence Belga. A partir du 1er mai, les pharmaciens seront dans l'obligation de délivrer l'un des antibiotiques ou des antimycosiques les moins chers en cas de traitement aigu. Ces mesures s'inscrivent dans le plan d'économies 2012 de la ministre fédérale de la Santé publique, Laurette Onkelinx.

"Nous sommes très fâchés par l'attitude de la ministre Onkelinx", commente Marc Moens. "Elle nous avait demandé de formuler une proposition pour le 31 janvier afin de réaliser 21,7 millions d'euros d'économies, ce qui a été fait dans les temps", poursuit-il.

Selon l'Absym, la proposition n'a pas satisfait la ministre qui a dès lors rédigé son propre plan d'économies. "C'est une mauvaise loi qui est en vigueur. Elle est antimédicale, antisociale et crée un certain nombre de risques médicaux pour le patient, qui en est la première victime", déclare Marc Moens. Il pointe le fait que les pharmaciens devront délivrer un médicament moins cher sans connaître les excipients auxquels les patients peuvent être allergiques.

Pour Marc Moens, la politique de la ministre est conduite par des facteurs idéologiques. "Madame Onkelinx veut casser la liberté thérapeutique des médecins et se rapprocher du modèle britannique de la NHS (système de soins de santé au Royaume-Uni, NDLR)", estime le président de l'Absym. Il ajoute que médecins et pharmaciens verront leurs relations professionnelles compliquées par des tracasseries administratives.