Un comité de concertation moins tendu que d’habitude s’est tenu mercredi.

On avait pris l’habitude ces derniers mois de relater les réunions du comité de concertation (qui réunit le gouvernement fédéral et les entités fédérées) en faisant état de tensions, pendant et après, la tenue de la réunion. Il y a plusieurs mois, l’inimitié entre Charles Michel (Premier ministre MR) et Paul Magnette (ministre-Président PS) avait cristallisé les débats. Le mois dernier c’était au tour de Rudi Vervoort (ministre-Président bruxellois) de dénoncer l’attitude du gouvernement fédéral. Point de tout cela, mercredi, puisque les protagonistes ont réussi à s’entendre sur le fameux dossier RER. L’ambiance a même été qualifiée de "bonne" par certains protagonistes.

Un accord est intervenu, prenant acte des demandes des Régions wallonne et bruxelloise qui souhaitent la mise à quatre voies des lignes RER 124 et 161. La Wallonie a d’ailleurs confirmé son intention de détourner, vers le RER, les 200 millions d’euros initialement prévus pour la gare de l’aéroport de Charleroi. Quant au fédéral, il s’est engagé à trouver, en collaboration avec la SNCB et Infrabel, les moyens de financer cette fameuse mise à quatre voies. La ministre Jacqueline Galant (MR), en charge de la Mobilité au fédéral doit d’ailleurs mettre en place un calendrier précis.

Financement des hôpitaux

Un autre accord a été entériné concernant un arrêté royal qui doit résoudre le problème rencontré l’année dernière entre le fédéral et la Wallonie sur la douloureuse question des recettes IPP (impôt des personnes physiques). Deux autres points - sur les 19 que comptait l’ordre du jour - ont par contre été reportés faute d’accord.

Le premier concerne la régularisation fiscale voulue par le fédéral. Le second concerne le financement des hôpitaux. La dotation prévue par la loi spéciale de financement ne permet pas de couvrir les charges hospitalières du passé. Le dépassement auquel les entités fédérées doivent faire face a déjà franchi les 200 millions d’euros et le problème pourrait encore s’aggraver après 2019. Du côté du fédéral, on parle de dresser un état des lieux correct de la situation, Mais les Régions wallonne et bruxelloise s’impatientent et évoquent même, par la voix du ministre wallon de la Santé, Maxime Prévot (CDH), la possibilité de saisir les tribunaux. Si les tensions sont apaisées, elles peuvent revenir rapidement.