La Cour de cassation se prononcera mardi après-midi au sujet du pourvoi introduit par la défense de Bernard Wesphael à la suite de la décision de la chambre des mises en accusation de Gand de prolonger la détention du député wallon de trois mois. Les avocats du Liégeois estime que cet arrêt doit être cassé. Bernard Wesphael et sa femme séjournaient dans un hôtel à Ostende le 31 octobre 2013 lorsque, selon le Liégeois, ils se sont disputés et en sont brièvement venus aux mains. Le député se serait ensuite couché et aurait trouvé à son réveil sa femme morte dans la salle de bains. D'après le parquet, la version des faits du député selon laquelle sa femme s'est suicidée ne tient pas la route.

La chambre des mises en accusation de Gand a prolongé le 15 avril dernier de trois mois la détention de Bernard Wesphael, une décision injustifiée selon la défense. "La chambre des mises a jugé que la chambre du conseil avait violé le principe de présomption d'innocence mais a déclaré que notre pourvoi était sans fondement", a indiqué Me Tom Bauwens. "Et ça ce n'est pas correct, la chambre des mises aurait dû prendre une nouvelle disposition. Les arguments que le ministère public avance pour justifier la préméditation tiennent pas, selon nous."

Le parquet général ne voit pourtant pas de raison de casser l'arrêt de la chambre des mises en accusation. La décision de la cour de cassation est attendue mardi après-midi.