Des plaintes ont été déposées contre l'ex-responsable de la police de Cologne et d'autres fonctionnaires, notamment pour non-assistance à personne en danger, après les centaines d'agressions commises la nuit du Nouvel An.

"Les plaintes, notamment pour non-assistance à personne en danger, sont arrivées aujourd'hui" (mercredi), a indiqué le parquet d'Aix-la-Chapelle.

Le président de la police de Cologne, Wolfgang Albers, qui a été poussé à la retraite en raison du scandale suscité par ces violences, pour partie à caractère sexuel, attribuées à des migrants, a été mis en cause pour le manque de réaction de la police ce soir-là et pour avoir tardé à rendre ces agressions publiques.

La police de Cologne s'était montrée incapable d'empêcher ces agressions et vols qui ont fait l'objet jusqu'ici de 581 plaintes, selon un porte-parole du parquet de Cologne.

Les autorités judiciaires doivent maintenant décider si elles ouvrent une enquête.

Ces plaintes contre M. Albers et d'autres policiers n'ont pas été déposées par des victimes de ces violences, affirme de son côté le quotidien régional Westfalen-Blatt, sans plus de précision.

Les autorités allemandes avaient reconnu la faiblesse des effectifs policiers déployés lors de cette soirée traditionnellement festive et souvent bien arrosée. Un ministre régional avait estimé par exemple que l'image donnée par la police de Cologne ce soir-là était "inacceptable".

La place, au pied de la cathédrale, où se sont produites ces agressions avait été évacuée par la police dans la soirée mais malgré tout, les vols et violences sexuelles avaient continué. Cinq personnes ont depuis été placées en détention provisoire.

Les autorités ont assuré que la plupart des personnes incriminées étaient originaires d'Afrique du Nord et de pays arabes.