Un conducteur belge sur quatre a conduit au cours du mois écoulé alors qu'il dépassait le taux d'alcool légal, selon les résultats d'une étude internationale de sécurité routière menée dans 32 pays et relayée mardi par l'institut Vias. L'étude pointe les mauvaises habitudes des Belges au volant. Ainsi, il arrive également à six Belges sur dix de rouler trop vite en agglomération. Et près de 30% consultent leurs mails ou messages au volant. L'enquête révèle que 24% des personnes interrogées ont indiqué avoir repris le volant avec un taux d'alcool dans le sang probablement supérieur à la limite légale au cours du mois écoulé, selon Vias. "Nous enregistrons des résultats nettement moins bons que la moyenne européenne (13%), et nous sommes les pires élèves en la matière parmi les 32 pays interrogés. La différence avec les meilleurs élèves de la classe est considérable: Hongrie (4%), Finlande(4%) et Pologne(6%)", souligne l'organisation.

Mais la consommation d'alcool n'est pas le seul comportement à risque des Belges au volant. En effet, 1 jeune Belge sur 7 (14%) avoue avoir pris le volant, au cours du mois dernier, 1 heure après la prise de drogues illicites. Au total, 7% des conducteurs belges signalent avoir conduit après avoir consommé des drogues, contre une moyenne européenne de 5%. Le cannabis est la drogue la plus consommée au volant, ajoute Vias.

Par ailleurs, 68% des Belges indiquent avoir dépassé la limitation sur autoroute au cours du mois écoulé. "La moyenne européenne s'élève à 62%. 6 conducteurs sur 10 (62%) avouent avoir dépassé la vitesse maximale autorisée en agglomération (contre 56% dans le reste de l'Europe). 72% des Belges roulent trop vite hors agglomération, la moyenne européenne étant de 68%", selon l'étude.

Enfin, plus d'1 conducteur belge sur 4 (28%) avoue avoir lu ou envoyé des mails ou des SMS au volant au cours du mois dernier, contre 24% en Europe. 1 conducteur belge sur 5 (22%) a déjà passé un coup de fil avec le GSM en main. Un meilleur résultat que le reste de l'Europe (28%), d'après Vias.

En conclusion, Vias exige une interdiction des avertisseurs de radars et une tolérance zéro pour les conducteurs débutants. L'organisation estime que les contrevenants routiers doivent être sanctionnés rapidement et efficacement. Elle propose de mettre en place des sanctions alternatives "pour influencer favorablement et durablement la mentalité des contrevenants".

L'étude E-Survey of Road users' Attitudes a été menée auprès de 35.000 personnes dans 32 pays sous la houlette de l'institut Vias. Elle établit une comparaison entre les différents pays participants sur 4 continents. En Belgique, un échantillon représentatif de 2.000 usagers a été interrogé.