Belgique

La polémique entre M. Flahaut et le Comité de coordination des organisations juives de Belgique (CCOJB) a pour origine une manifestation organisée en mai 2008 à Nivelles par des militants de l'association "Paix juste au Proche-Orient".

Alors que des acteurs mettaient en scène des civils palestiniens raflés et déportés par des soldats israélien, M. Flahaut s'y était publiquement indigné des violences et des souffrances subies par la population palestinienne. "Je suis déterminé à lutter contre tous les extrémismes, tous les nazismes, tous les fascismes, où qu'ils se trouvent et au moment où ils se présentent. Voilà, c'est pour ça que je suis ici!", avait déclaré M. Flahaut.

Joël Rubinfeld, le président du CCOJB, l'avait ensuite accusé "d'assimiler la politique israélienne à l'extrémisme, au nazisme et au fascisme", ce qui avait déclenché la plainte d'André Flahaut.

Le 15 octobre, le tribunal de première instance de Bruxelles a condamné le CCOJB et son président pour avoir porté "atteinte à l'honneur et à la réputation+ d'André Flahaut en l'accusant d'antisémitisme", indique dans un communiqué le PS.

M. Rubinfeld et le CCOBJ ont "retiré une phrase de son contexte", alors que le discours d'André Flahaut avait "clairement pour message une volonté de s'opposer à tous les extrémismes et intolérances, quels qu'ils soient", selon le texte du jugement, cité par le PS. "Plus que jamais, ma porte est ouverte pour reprendre la voie du dialogue", a réagi M. Flahaut, cité dans le communiqué.

Le CCOOJB, dans un communiqué publié également ce vendredi, indique "prendre note" de la décision du tribunal, qui a condamné le comité et son président à une amende d'un euro symbolique, et annonce qu'il fera appel du jugement.