Belgique Peu à peu, les éléments des interrogatoires de Salah Abdeslam sont révélés par la presse. Ce vendredi matin, BFM et Le Monde ont ainsi annoncé certains détails surprenants et inconnus jusqu'ici. Mais ce qui semble frapper la journaliste du Monde, c'est le caractère "sommaire" de l'audition.

D'après le quotidien français, l'audition du fugitif a duré deux fois une heure. Une heure avec la police le samedi matin et une heure avec la juge d'instruction le samedi après-midi. "Un temps qui semble bien court compte tenu de la valeur de ce prévenu," commente la journaliste.

La justice belge semble être passée à côté du drame qui se tramait

Plus grave, Le Monde pointe du doigt la faiblesse de l'interrogatoire. "Cette audition, assez sommaire, truffée d’incohérences, montre que les enquêteurs ont peut-être raté une occasion d’obtenir des renseignements qui auraient pu permettre de déjouer les attentats du 22 mars." Le Monde explique qu'effectivement, les enquêteurs se sont davantage consacrés à trouver ses complicités lors de sa cavale ou des faits du 13 novembre, et assez peu sur ce qui aurait pu suivre.

Le Monde ajoute : "L’interrogatoire n’est pas du tout poussé. Salah Abdeslam se contente de répondre aux questions qu’on lui pose, minimisant son rôle, mais ne donne aucun élément qui pourrait éveiller les soupçons des enquêteurs. Ainsi la justice belge semble être passée à côté du drame qui se tramait."

"Les frères El Bakraoui, je ne les connais pas"... et les enquêteurs ne le relancent pas

Enfin, sur ses liens avec les frères El Bakraoui qui se sont fait exploser dans le métro et à Zaventem, Salah Abdeslam est beaucoup moins loquace note Le Monde. Les enquêteurs l'ont pourtant bien interrogé sur ce point mais sa réponse « je ne [les] connais pas » ne sera jamais relancée par les enquêteurs.