Toute cette semaine, LaLibre.be vous propose la série "Belges et fiers de l'être ?", composée de témoignages de personnalités belges connues à l'étranger. De façon sérieuse, touchante ou déjantée, ces icônes de notre royaume exposent, en trois réponses, un souvenir sur le roi et leur sentiment patriote. 

Ce lundi, place à Arno, le plus brusseleir des artistes flamands, dont le répertoire se compose de morceaux en anglais, néerlandais et français. 

Quel est le souvenir que vous garderez d'Albert II ?

(réflexion) J'ai toujours aimé les jambes de son épouse. Je trouve qu'elle a de belles fesses, c'est incroyable. Les fesses de Paola sont celles d'un extraterrestre. Elle est italienne mais ses fesses ont été construites en Belgique. Et quand je pense à Albert, je pense aux fesses de sa femme. Merde alors. Le roi, je ne l'ai jamais rencontré. Je l'ai vu à la télé. Mais je suis sûr que c'est un bon danseur. Il danse comme Fred Astaire. Et à propos de son règne, quel boulot, dis ! Rhooo, ça c'est du boulot. Je ne voudrais pas être à sa place. Ouïe ouïe ouïe. Mais j'étais fou de Paola, l'Italienne. Il a de la chance quoi. 

Êtes-vous fier d'être belge ? 

Un Belge c'est quoi ? Je demande... On vit au centre de l'Europe. Quand je suis à Bruxelles et que je pisse au sud, Paris est mouillé. Quand je pisse au nord, Amsterdam est mouillé. Et quand je pisse de l'autre côté, Londres est mouillé. Je dis toujours que Bruxelles c'est la Belgique. Mais je me demande si la Belgique existe encore. La Belgique, c'est le surréalisme. On l'a inventé. On est connu pour Magritte, Ensor, Spilliaert et même un chien qui parle. C'est incroyable (rires). Et même Johnny Vacances. Tu le connais ? Johnny Hallyday, c'est un Belge. La Belgique, c'est un petit pays avec un grand esprit. Et je trouve que les mademoiselles sont belles. 

Comment représentez-vous la Belgique lorsque vous êtes à l'étranger ? 

Quand je fais des interviews à l'étranger, la première question c'est toujours "C'est quoi la Belgique ?". Je dis "Je ne sais pas, j'habite là-dedans" (rires). On a cinq parlements alors qu'il y a plus de gens à Londres ou à Paris que dans toute la Belgique. On parle quatre langues chez nous : arabe, flamand, français et anglais. C'est incroyable alors qu'on a un tout petit pays. Il faut expliquer ça, une fois, à quelqu'un d'un autre pays. Il ne comprend rien. Et moi je ne comprends rien. Explique-moi, une fois, la Belgique. Et il y a des gens qui veulent splitter le pays, comme "BW". Tu connais "BW" ? Ce n'est pas un Bekende Walingen, c'est le bourgmestre d'Anvers, le mec qui est toujours en régime, là. Mais je n'ai pas envie de dire son nom parce qu'il a déjà trop de publicité. Rho mais je parle quand même de lui maintenant... Bon, comme je dis en France : en Belgique, on est moche, mais on s'amuse... (rires)

Une interview de Jonas Legge