Le front commun des syndicats de l'enseignement a décidé vendredi d'un arrêt de travail dans les établissements scolaires à tous les niveaux d'enseignement, du fondamental au supérieur, et dans tous les réseaux en Communauté française, jeudi 17 septembre prochain, a annoncé vendredi le front commun syndical à l'issue d'une réunion. Cet arrêt de travail, d'une durée de 50 minutes, aura pour but d'expliquer aux enseignants les pistes d'économie budgétaire avancées par la ministre de l'Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet.

Ces pistes envisagent notamment d'amener chaque enseignant du secondaire travaillant à temps plein à la prestation maximale de sa plage horaire. Un report de l'âge de la prépension après 55 ans est également envisagé après 2011. Depuis la révélation de ces pistes jeudi dans la presse, les réactions de la base affluent, a assuré le secrétaire général de la CSC-Enseignement, Prosper Boulangé. "Au fil des heures, nous recevons de plus en plus de courriels qui traduisent l'indignation des salles des profs. Je m'étonne que la ministre n'ait pu mesurer l'ampleur des réactions", a-t-il expliqué.

Les délégués prendront le pouls de la base et informeront leurs instances respectives. Les syndicats se réuniront à nouveau en front commun dans les semaines qui viennent pour décider de la suite à donner au mouvement.

M. Boulangé ne se risque pas à cette heure à des pronostics sur des actions qui pourraient suivre. "Je sens que la résistance chez les professeurs est profonde et lourde mais ce mouvement d'indignation peut se traduire de plusieurs façons", a-t-il souligné.

Les responsables syndicaux n'ont pas encore eu de contact avec le gouvernement de la Communauté française. M. Boulanger prend note toutefois avec satisfaction la réaction du ministre-président Rudy Demotte, indiquant dès jeudi qu'aucune décision d'ordre budgétaire n'avait été prise pour l'heure et qualifiant de "supputations" tout ce qui pourrait être présenté comme piste d'économie avant le conclave budgétaire du mois prochain.