Lundi matin, un individu dont le visage était en partie cagoulé a foncé dans la grille de l'entrée de la caserne militaire de Flawinne (Namur) avec son véhicule personnel après avoir discuté quelques instant avec le corps de garde, expliquent nos confrères de la DH. Plusieurs coups de feu de sommation et d'application, douze au total, ont été tirés par les militaires afin de protéger la caserne. Après avoir circulé quelques secondes dans le domaine, l'assaillant a foncé dans un grillage et a abandonné sa voiture dans un champ avant de prendre la fuite vers un quartier résidentiel. Un périmètre de sécurité a immédiatement été dressé pour boucler le quartier. Plusieurs véhicules d'équipe d'intervention spéciale et une camionnette du Service d'Enlèvement et de Destruction d'Engins Explosifs (SEDEE) se sont rendus sur place. Selon la porte-parole de la police de Namur, 160 policiers dont une quarantaine de la zone de police de Namur ont été réquisitionnés.

Après plusieurs heures de recherches, l'assaillant a finalement été interpellé à proximité d'une habitation. Il avait préalablement tenté de pénétrer dans d'autres maisons mais l'accès lui a à chaque fois été refusé. Peu après son interpellation, une détonation a été entendue. Selon le parquet, les services présents sur place ont fait sauter le coffre de son véhicule mais aucun objet suspect n'a été retrouvé dedans.

Ce lundi à 15h00, le parquet de Namur a annoncé lors d'un point presse que la piste terroriste concernant cette attaque devait "absolument être écartée". L'homme interpellé est originaire de Namur et est né en 1983. Il n'a pas opposé de résistance lors de son arrestation. « Il est pratiquement inconnu des autorités judiciaires. Il ne figurait pas sur les listes liées au radicalisme. » Il avait par ailleurs été candidat para-commando en 2010.

L'enquête devra déterminer s'il s'agit d'un acte isolé ou organisé. Il était encore impossible, lundi en milieu d'après-midi, de savoir quelles étaient ses intentions. Pénétrer dans un camp militaire est passible d'une peine de cinq ans de prison.