Le procès du policier qui avait tardé à transmettre à la cellule antiterrorisme de la police fédérale judiciaire de Bruxelles un tuyau sur l'attaque sur le Musée juif de Bruxelles, se tiendra à huis clos. La décision a été prise jeudi par le tribunal correctionnel de Bruxelles. L'audience est fixée au 10 septembre. Juste après la diffusion des images sur lesquelles apparaît l'auteur de l'attaque en train d'extraire d'un des sacs une kalachnikov à crosse repliable, un policier travaillant au service des indicateurs de la police judiciaire fédérale de Bruxelles a reçu un tuyau d'un informateur déclarant reconnaître la kalachnikov comme une arme écoulée récemment dans le milieu.

Son supérieur, présent à la divulgation de cette information, lui aurait demandé de rédiger immédiatement un rapport confidentiel pour avertir aussi vite que possible la cellule antiterroriste de la police judiciaire fédérale. Mais le prévenu a tardé à le faire. Le directeur de la police fédérale a informé le procureur du Roi d'un manquement. Le parquet de Bruxelles a dès lors ouvert une information pénale, en août dernier.

Il s'est avéré finalement que l'arme décrite par l'informateur n'était pas celle utilisée lors de l'attaque. Le parquet de Bruxelles a toutefois décidé de poursuivre le policier. Le procès aurait dû être entamé ce jeudi mais en raison du caractère sensible du dossier, le parquet a demandé à ce que le procès se tienne à huis clos. Le procès débutera finalement le 10 septembre. Le policier risque une peine de prison de 1 à 6 mois et/ou une amende de 156 à 3.000 euros.