Aucune procédure disciplinaire n'a été ouverte contre l'officier de liaison Sébastien Joris, rapportent lundi les titres Mediahuis. Celui-ci avait été accusé de négligence par le ministre de l'Intérieur Jan Jambon dans le cadre du retour du terroriste Ibrahim El Bakraoui en Belgique via la Turquie.

Lors de son audition en commission d'enquête, M. Jambon avait indiqué qu'une décision quant à une éventuelle procédure disciplinaire était encore possible jusqu'au 31 mars.

Celle-ci ne sera pas lancée, mais Jan Jambon souligne que toutes les dispositions sont prises afin qu'un cas de figure comme celui survenu en Turquie ne se reproduise plus.

"M. Joris a apparemment suivi la procédure. Son supérieur l'a confirmé", poursuit le ministre. "Mais dans ce cas, nous devons adapter la procédure. Ce n'est plus une question de discipline, mais cela n'écarte pas le fait qu'une erreur ait pu être commise dans le chef de l'officier."

Ecolo-Groen veut des "excuses officielles" de Jambon

L'opposition écologiste Ecolo-Groen réclame des excuses officielles du ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) après l'annonce qu'aucune procédure disciplinaire ne sera intentée contre Sébastien Joris, l'officier de liaison belge en Turquie, mis en cause l'an dernier par M. Jambon après les attentats de Bruxelles.

Les Verts, qui parlent de "fausses accusations", notent que le ministre "confirme aujourd'hui que l'officier de liaison a bien respecté la procédure. Il avait pourtant rapidement et lourdement accusé Sébastien Joris, rejetant sur ses épaules la responsabilité des attaques terroristes du 22 mars. A tout le moins, le ministre doit lui présenter des excuses officielles".

Pour Ecolo-Groen, le fait de ne pas ouvrir de procédure disciplinaire est logique par rapport aux éléments qui sont ressortis de l'audition de Sébastien Joris et de sa hiérarchie en commission d'enquête.

"Il est en effet clairement apparu qu'il avait bien suivi la procédure. Si une erreur a été commise dans ce dossier, c'est de la part du ministre Jambon, très prompt à accuser l'officier de liaison, en séance plénière en déclarant, je cite:'ce n'est ni un service, ni une force de police, mais bien une seule personne qui a fauté'. Aujourd'hui, le ministre reconnaît implicitement son erreur. Nous lui demandons de le faire également officiellement, par respect pour Sébastien Joris, nos forces de police et nos citoyens", insiste le député Gilles Vanden Burre, membre de la commission Attentats.