La police fédérale enquête sur une fausse alerte à la bombe émanant d'Utrecht aux Pays-Bas et émise quelques heures après les attentats survenus mardi à Bruxelles.

Marc Vranckx, commissaire de police à Louvain, a confirmé samedi que la ville de Louvain avait reçu un mail avec une menace d'attentat. "La ville de Louvain a bien reçu un mail d'un individu d'Utrecht, quelques heures après les attentats", a indiqué M. Vranckx. Il y était notamment écrit que les attentats en Belgique trouveraient un prolongement et qu'une bombe exploserait le 22 mars au soir à Louvain, à moins qu'une grosse somme d'argent ne soit payée.

Un numéro de compte était référencé, sur lequel la somme devait être versée. Ce numéro renvoyait à un habitant de Louvain qui ne savait rien de l'histoire.

"Après réception du courriel, la police fédérale a immédiatement ouvert une enquête", a ajouté le commissaire louvaniste.

Le Néerlandais de 33 ans a été interpellé samedi matin à Utrecht par la police néerlandaise.

L'objectif est d'extrader le suspect prochainement en Belgique. Il risque une peine de prison de cinq à dix ans pour menace d'une attaque terroriste.