Belgique

Plus de 685.000 procès-verbaux ont été dressés pour excès de vitesse sur les autoroutes belges au cours du premier semestre 2013. Si la majorité des personnes verbalisées est belge, les conducteurs néerlandais et français sont désormais également poursuivis en cas d'infractions, peut-on lire mardi dans les journaux de Sudpresse. Si la tendance se poursuit jusqu'en décembre, on devrait donc dépasser les 1.300.000 procès-verbaux pour 2013, ce qui constituerait une hausse de plus de 10% par rapport à 2012, où 1.243.490 infractions avaient été constatées.

"Le nombre d'infractions ne cesse de croître, ce qui est une conséquence du renforcement du dispositif répressif sur les routes", indique Michael Jonniaux, directeur de la police fédérale de la route. "C'était notre souhait, sachant que la vitesse reste l'un des facteurs principaux de décès et de blessures graves dans les accidents de la route. Notre volonté est, notamment, d'accroître le nombre de radars tronçons, ce qui oblige les conducteurs à maintenir une vitesse raisonnable sur une distance et non à un point fixe comme c'est actuellement le cas avec un radar classique."

Parmi les automobilistes flashés sur les routes, 505.192 (73%) sont belges. Viennent ensuite les Néerlandais, avec 66.683 infractions constatées (9,7%), et les Français (33.141 procès-verbaux, soit 5%). Les 80.151 automobilistes flashés restants sont des ressortissants d'autres pays. D'ici novembre, tous les ressortissants européens seront poursuivis en cas d'infraction.

Entre 2009 et 2012, 19% de tués en moins sur les routes wallonnes grâce aux radars

La Région wallonne a commencé en 2009 à installer des radars fixes sur ses autoroutes aux endroits les plus mortels. "Entre 2009 et 2012, il y a une diminution des accidents mortels de 19%", indique le cabinet du ministre wallon des Travaux publics, Carlo Di Antonio, mardi à l'Agence Belga. Les radars belges ont enregistré beaucoup plus d'infractions. Plus de 685.000 procès-verbaux ont été dressés pour excès de vitesse sur nos autoroutes au cours du premier semestre 2013.

Du côté du cabinet Di Antonio, on explique que "les radars ne sont pas là pour sanctionner, mais pour amener à diminuer la vitesse aux endroits dangereux. En France, avec la mise en place massive des radars, le nombre de tués sur les routes est passé de 8.000 à 4.000 en dix ans."

Autre technologie qui fait son apparition: le radar-tronçon. Celui-ci calcule la vitesse moyenne des véhicules entre deux points donnés. "Pour le moment nous n'avons qu'un seul tronçon équipé de ce système, mais on souhaite le voir se développer. Il permet de réduire la vitesse sur l'entièreté d'un tronçon dangereux. Avec les radars normaux, les gens freinent pour le radar mais accélèrent dès qu'ils l'ont passé", explique le cabinet Di Antonio.

Depuis l'installation des radars en 2009, la Région wallonne a noté 11% d'accidents en moins entre 2009 et 2012, avec une baisse de 19% des accidents mortels. La première cause de décès sur les routes est la vitesse excessive, suivie par la conduite sous influence et l'absence de ceinture.