Le président de la N-VA Bart De Wever a indiqué dimanche qu'il pourrait vivre avec l'idée d'un "phasage" de la réforme de l'Etat mais, a-t-il aussitôt ajouté, il faut un résultat avant 2009. Il a aussi accepté l'idée d'une compensation à une scission éventuelle de BHV.

Interrogé dimanche midi dans l'émission "De Zevende Dag" de la VRT, Bart De Wever a reconnu qu'il y aurait "un prix à payer" à la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV). "Mais nous ne sommes pas prêts à payer ce que les francophones demandent", s'est-il empressé d'ajouter, alors que les négociateurs de l'orange bleue doivent entamer mardi les discussions sur le communautaire.

Pour Bart De Wever, le compteur est aujourd'hui remis au stade où il en était le 11 juin, au lendemain des élections. Il faut donc à son estime reprendre des discussions bilatérales pour voir "si l'on peut construire quelque chose".

Le débat du volet communautaire entre les négociateurs est lié au débat sur les propositions de loi BHV à la Chambre, a-t-il ajouté. Il faut à ses yeux choisir désormais entre une solution négociée ou un vote à la Chambre avec une crise de six mois à la clé. "Si les négociations échouent, les francophones savent que la scission interviendra malgré tout", a souligné Bart De Wever, qui a précisé qu'il n'existait pas d'accord sur une suspension des travaux en Commission de l'Intérieur de la Chambre.

Il estime que la scission de BHV sera difficile à faire passer au MR et au FDF. "Ils devront avaler une grosse cuillerée de sucre pour cela", et la NV-A est prête à donner cette cuillerée, a-t-il ajouté.

Concernant la réforme de l'Etat, le président de la N-VA a dit pouvoir vivre avec l'idée d'une réforme par phases, d'autant que l'orange bleue ne dispose pas de la majorité des deux tiers. Mais il faut "un poisson dans la marmite" avant 2009 et les élections régionales. Or, ce poisson n'a pas encore été pêché, a-t-il poursuivi dans son langage imagé.