Le ministre flamand de la Mobilité Ben Weyts n'a pas caché sa mauvaise humeur après avoir appris que la Région bruxelloise mettait définitivement en oeuvre à partir de lundi sa décision de procéder à une diminution du nombre de bandes de circulation sur la E40, à l'entrée de la Région-Capitale.

Selon Ben Weyts, il avait été convenu à plusieurs reprises que l'on commencerait par une phase de tests.

"Qu'est-ce donc pour une forme de coopération?", s'interroge le ministre N-VA. "Si l'objectif de Bruxelles était de faire cadeau à la Flandre de ses files, c'est réussi", a-t-il regretté. Les derniers panneaux de signalisation sont actuellement placés. Les automobilistes disposeront d'une bande de circulation en moins en direction de Bruxelles à partir de lundi.


"Cela peut être une amélioration" (VAB)

Si le rétrécissement de l'E40 à l'entrée de Bruxelles est bien appréhendé, ça peut se révéler être une amélioration", indique Maarten Matienko, porte-parole de l'association VAB. M. Matienko insiste qu'il faudrait un plan global. "L'espace libéré doit alors être dédié aux transports en commun et à une infrastructure cycliste. Il faudra prévoir des points de transfert. Dans ce cas-là, la mobilité verrait sa capacité augmenter". Ce rétrécissement pourrait créer un filtre, selon le VAB. "Avec un trafic moins dense vers le centre, il y aura moins de files dans le centre et la circulation y serait plus fluide. Ce qui entraînerait un double effet positif, si c'est bien réfléchi. Parce que les noeuds les plus inextricables se situent dans le centre de la ville", affirme encore Maarten Matienko.

Que ce rétrécissement de l'E40 entraîne la formation de files jusqu'au ring de Bruxelles et y entrave la fluidité du trafic, est une thèse que ne retient pas M. Matienko. "On constate que les gens s'adaptent vite. Il est donc important qu'il y ait des alternatives".