"Mes clients trouvent anormal d'être informés de la libération de Bernard Wesphael par la presse, mais le plus choquant pour eux, ce sont les photos publiées sur les réseaux sociaux et dans certains médias qui le montrent en train de fêter sa sortie de prison", s'insurge mercredi Philippe Moureau, l'avocat de la famille Pirotton. "Quel manque de respect pour le chagrin de la famille!" La partie civile n'a pas encore pu consulter l'arrêt de la chambre des mises en accusation de Gand, souligne également l'avocat. "Diego Smessaert, mon collègue néerlandophone, a pris contact avec le parquet général de Gand pour connaître les motifs et les conditions de l'arrêt de la chambre des mises, mais on lui a répondu qu'il n'obtiendrait rien par téléphone et qu'il devait écrire."

Mardi soir, la chambre des mises en accusation de Gand a décidé de libérer sous conditions Bernard Wesphael, l'ancien député wallon qui reste inculpé de l'assassinat de son épouse, Véronique Pirotton. La justice n'a pas prévenu personnellement la famille de la victime. "Pourtant, cela nous regarde quand même un peu!", s'indigne Me Moureau.

Alors que les amis de Bernard Wesphael ont publié sur les réseaux sociaux des photos où ils fêtent la sortie de prison de leur comparse, la famille de Véronique Pirotton aurait aimé un peu plus de discrétion de leur part, ajoute l'avocat.