Le premier ministre Yves Leterme a dit mercredi déplorer les provocations dans le cadre du dossier BHV que tente de déminer Jean-Luc Dehaene, chargé par le roi de trouver des pistes de solutions aux problèmes institutionnels, et en particulier à celui de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. "Je déplore les provocations" qui rendent difficile la mission de Jean-Luc Dehaene, a indiqué mercredi en Commission de l'Intérieur de la Chambre, le premier ministre Yves Leterme, interrogé par la N-VA et le VB, quelques heures après une recrudescence de la tension communautaire.

Le ministre flamand des Affaires intérieures Geert Bourgeois a signé mardi un nouvel arrêté de non-nomination des trois bourgmestres francophones de la périphérie, assorti d'une demande de formuler, aussi rapidement que possible, une proposition d'"autres candidats acceptables". Le président du FDF Olivier Maingain a jugé ces pratiques "dignes de l'Occupation allemande".

Sans vouloir donner de commentaire quant à l'évolution de la mission de M. Dehaene, censée aboutir après les vacances de Pâques, le premier ministre a appelé l'ensemble des protagonistes à oeuvrer à la recherche d'un "accord" plutôt que de s'enfermer dans des "querelles".

Les Verts déplorent les prises de positions partisanes

Alors que le travail de déminage communautaire de Jean-Luc Dehaene doit progresser en toute discrétion pour permettre d'aboutir à une solution négociée, un parti a jugé bon de plomber le dialogue institutionnel à travers des actes incendiaires et un autre a estimé opportun de participer à la surenchère avec une communication relevant de l'amalgame intolérable, écrivent Ecolo et Groen! dans un communiqué.

Il est évident que la question de la nomination des bourgmestres de trois communes à facilité de la périphérie bruxelloise tout comme la question de BHV doivent trouver des solutions, mais il est tout aussi clair que certains ont manifestement décidé de se nourrir du conflit en alimentant la provocation, ajoutent les Verts qui trouvent déplorable cette attitude, qualifiée de "purement partisane et sans aucune considération pour l'intérêt général".

"La famille écologiste dans son ensemble souhaite que les responsables politiques ne perdent pas le sens des priorités. Ils doivent se rappeler que les problèmes impérativement prioritaires auxquels les Belges, des différentes Communautés et Régions, doivent faire face sont, en ces temps de crise, sociaux, économiques et environnementaux. La crise ne connait elle pas de frontière communautaire, comme les exemples d'Opel Anvers ou d'Inbev nous le rappellent chaque jour", conclut Ecolo et Groen!