"Ce qu'on nous présente n'est même pas une base de négociation acceptable. C'est un cahier de revendications flamandes, tout simplement. M. Dehaene se comporte en chef de file de la délégation flamande", déclare le président du FDF Olivier Maingain dans une déclaration publiée sur site internet du quotidien Le Soir.

M. Maingain épingle, en particulier, la scission de l'arrondissement judiciaire. "Pourquoi vient-on avec cela? On nous a expliqué que l'urgence, c'était de régler le problème de l'arrondissement électoral. L'arrondissement judiciaire n'a rien à voir là-dedans. En 2005, dans le quasi-accord, on ne scindait pas l'arrondissement judiciaire, on le dédoublait. En clair, on créait un tribunal unilingue francophone et un unilingue néerlandophone compétent sur tout Bruxelles-Hal-Vilvorde! Rien à voir avec la scission, au contraire, cela améliorait les droits de tout le monde. La scission, c'est non!", dit M. Maingain.

Le président du FDF considère aussi comme "imbuvables" les compensations aux francophones de la périphérie, en échange de la scission de l'arrondissement électoral. "Ce qu'on propose, par exemple, pour la nomination des bourgmestres est insignifiant", dit-il.

M. Maingain relève aussi qu'on oublie l'élargissement de Bruxelles, "qui était une revendication commune des francophones". Et d'ajouter: "on vient parler de refinancement de la Région bruxelloise. Cela n'a rien à voir. Sauf si on est dans une logique où tout peut s'acheter. Mais ce ne sera pas avec moi."

M. Maingain dit encore que sa position du MR est la même que la sienne. "Le MR fera pareil. Nos engagements sont très clairs", assure-t-il. Il ajoute : "Je ne vois du reste pas qui, parmi les francophones, pourrait accepter le genre de choses qu'on met sur la table pour l'instant".