Elle y voit une atteinte aux libertés fondamentales et à la Constitution et craint que ce texte soit interprété dans la communauté musulmane comme un refus de sa spécificité. "Nos élus prennent des dispositions liberticides.

Est-ce que demain ce sera le voile islamique et après-demain, le turban des Sikhs? Je suis contre l'imposition de ce genre de vêtement mais aussi contre leur interdiction qui fait violence aux femmes. Je connais des femmes qui ont fait le choix de porter le voile intégral et qui ont même dit à leur mari: si tu n'es pas d'accord, va-t-en. Et s'il a été imposé à des femmes, l'interdiction ne changera rien. Que du contraire, elles seront confinées dans l'espace familial et deviendront tout à fait invisibles", a-t-elle expliqué.

A ses yeux, le problème du voile intégral et de la burqa a été tout à fait surdimensionné. Il ne concerne que quelques dizaines de personnes dans une communauté de centaines de milliers de musulmans.

"Faut-il dépenser tant d'énergie dans ce débat? Est-ce à ce point important alors que nous sommes confrontés à la crise économique? On stigmatise une poignée d'individus mais, quelles que soient les motivations du voile intégral, la communauté musulmane le percevra à nouveau comme le signe d'une non reconnaissance de son identité et de sa particularité", a-t-elle souligné.

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