Après le vote en Commission de l'Intérieur du Parlement sur le dossier BHV, le CDH s'est exprimé sur le brûlant sujet en diffusant un communiqué de presse dont nous vous donnons les grandes lignes.

"Depuis le début des négociations sur BHV, le CDH, comme les autres partis francophones, a toujours estimé qu’il fallait trouver une solution équilibrée et négociée et qu’un vote devait être évité. Il constate par ailleurs qu’il n’a jamais reçu aucune proposition concrète écrite permettant de débuter des négociations officielles et que ces dernières n’ont dès lors jamais débuté en plus de 4 mois.

Malgré les tentatives faites encore ce midi par les Francophones visant à demander un report du vote et à proposer des amendements raisonnables à un texte de simple procédure proposé verbalement par le formateur, la décision a été prise tant par l’Open VLD que le cartel CD&V/NV-A de préférer « imposer » plutôt que « négocier » et passer à un vote dont la portée est gravissime car il brise à la fois l’équilibre de l’Etat belge et le respect d’une des deux parties du pays. Ce vote n’est ni plus ni moins une gifle donnée à plus de 4 millions de Francophones, c’est la volonté de supprimer sans autres modalités, un droit politique essentiel. Celui de pouvoir continuer à voter pour leurs représentants se présentant dans le territoire de la Communauté française. Il est aussi une gifle à la démocratie car il n’a été rendu possible que grâce aux votes de l’extrême droite.

Ce vote d’aujourd’hui signifie par ailleurs que les partis flamands, négociateurs de l’Orange bleue, ont préféré sortir, par ce geste, d’un cadre de négociation basé sur le dialogue pour entrer dans un cadre de confrontation basé sur l’imposition d’une vision unilatérale. Le cdH considère dès lors que les négociations de l’Orange bleue sont, par cet acte grave, suspendues de fait. Il souhaite certes un gouvernement au plus tôt pour la stabilité du pays avec un programme social, économique et environnemental mobilisateur pour tous ses citoyens. Mais pour y arriver, il faudra que des garanties claires soient données pour démontrer à la fois qu’il y a une volonté commune d’élaborer ce programme fédéral fort, de ne pas affaiblir l’Etat belge et de respecter désormais toutes ses composantes, ainsi qu’une volonté de trouver une solution négociée et non imposée à BHV pendant la durée de la suspension de la procédure ."