Il y a trois ans jour pour jour, les hôpitaux bruxellois devaient s'occuper de nombreux blessés, au risque d'annuler ou post-poser certains rendez-vous et quelques opérations. 

Fort heureusement pour Charles, ce n'était pas son cas. Ce trentenaire provenant de la région de Jodoigne venait se faire opérer du dos à l'hôpital Erasme à Bruxelles. Arrivé le 21 en soirée, il devait se faire opérer le lendemain matin. 

Son arthrodèse a bel et bien pu avoir lieu: "On est venu me chercher à 6h30 dans ma chambre pour partir à l'opération. Quand j'y suis revenu, en début d'après-midi, les infirmières m'ont dit que j'avais eu de la chance de me faire opérer. J'étais le seul patient de mon chirurgien qui a pu être opéré. Tous les autres ont vu leur rendez-vous ou leur opération reportés."

Charles, qui était sur le billard au moment des attentats, a appris ce qu'il s'était passé lorsqu'il a consulté les médias en rentrant dans sa chambre après son intervention chirurgicale. "J'étais dans le gaz à cause de mon opération. Je n'ai pas réalisé tout de suite."

Ses parents et sa compagne étaient présents dans sa chambre. Ils pouvaient observer les va-et-vient nombreux des différentes ambulances et des policiers." Notre chambre était bien située pour voir tout ce qu'il se passait. A l'entrée de l'hôpital, la police effectuait de nombreux contrôles. Personnellement, je ne voyais rien car j'étais cloué au lit à cause de mon opération. Je ne savais pas me lever", explique-t-il. 

Finalement, Charles restera quatre jours de plus à l'hôpital Erasme pour sa revalidation: "J'ai revu le chirurgien. Il m'a expliqué qu'il avait été contraint d'annuler toutes ses autres interventions car il avait été réquisitionné pour venir en aide aux blessés."