Des dizaines de militants du collectif citoyen Extinction Rebellion, postés face au Palais d'Egmont, où se tient une conférence internationale sur le réchauffement climatique et la préservation des océans, ont accueilli les dirigeants par des huées mardi matin. 

"Ils s'apprêtent à signer une déclaration qui ne va pas assez loin. Nous dénonçons leur manque d'ambition", a affirmé l'un des activistes. La conférence, organisée à l'initiative de la ministre de l'Énergie, de l'Environnement et du Développement durable, Marie Christine Marghem, et du ministre belge de la Mer du Nord, Philippe De Backer, réunit des ministres de pays directement concernés par la santé des océans comme les Iles Marshall, mais aussi des hauts fonctionnaires d'organisations internationales ainsi que le Prince Albert de Monaco.

Lors du discours d'ouverture, le Premier ministre, Charles Michel, a été brièvement interrompu par plusieurs militants infiltrés parmi les invités. Debout sur des chaises ou des tables, ils ont rappelé "l'urgence climatique" aux quelque 500 participants, avant d'être escortés de force vers la sortie.

Des tables rondes et discussions de haut niveau doivent se succéder toute la journée, en présence notamment du climatologue et ancien vice-président du Giec, Jean-Pascal Van Ypersele. Les invités débattront entre autres de la façon de concilier énergie marine et préservation des océans, de la sauvegarde de la biodiversité et de la réduction des gaz à effet de serre des navires marchands, responsables de 2 à 3% des émissions mondiales.

En fin d'après-midi, les représentants des différents Etats invités signeront la "Déclaration de Bruxelles", un inventaire d'actions politiques sur les thèmes du changement climatique et de la préservation des océans. Cette déclaration souligne notamment l'importance de la recherche scientifique, appelle à réduire les émissions du transport maritime et réaffirme les engagements internationaux déjà pris.

Aux yeux des militants, le texte "n'est pas assez ambitieux". A l'extérieur, ils distribuaient des dépliants aux passants sur lesquels on pouvait lire: "les déclarations de bonnes intentions nuisent à votre climat".