Pour Charles Picqué, Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale, il est bien sûr inacceptable qu'une communauté majoritaire impose unilatéralement un vote à une minorité, rompant ainsi l'équilibre démocratique de notre pays. «Je suis particulièrement bien placé pour le savoir, en tant que Ministre-Président d'une région bilingue où la minorité flamande est et doit être respectée. »

La situation est d'autant plus regrettable que la problématique de BHV est très éloignée des réelles préoccupations des Belges et que nous donnons à l'étranger une image de division totalement préjudiciable à la capitale de l'Europe. «Cette situation est le résultat d'une absence de véritable dialogue autour de la table de l'orange bleue. La voie de la négociation et du compromis est pourtant essentielle pour la survie du modèle belge qui fut souvent présenté comme une réponse originale aux dérives identitaires.»

A ce titre, Charles Picqué est convaincu que la Région doit plus que jamais incarner les valeurs d'exemple et de stabilité. «Bruxelles est un formidable laboratoire de vie commune, toutes communautés confondues. Sa tradition d'ouverture et de tolérance doit être un exemple de la capacité de vivre ensemble, même en parlant des langues différentes. Je suis convaincu que nous devrions partir de l'exemple Bruxellois pour (re)construire ce qui peut encore l'être, avec respect et tolérance.»

Face à un fédéralisme d'union en déliquescence, la Région bruxelloise réaffirme haut et fort – par la voix de son Ministre Président – l'unité des francophones et néerlandophones de Bruxelles dans la poursuite de son objectif principal : la prospérité de Bruxelles et des Bruxellois et partant, la prospérité de tout le pays. «L'apport de Bruxelles à la prospérité et à l'image du pays est immense. Notre Région doit continuer à y travailler sans relâche, unique et indivisible. Ainsi, le Plan de Développement International que nous avons mis sur pied doit renforcer le rôle capital de Bruxelles dans l'intérêt national et celui des autres Régions. Mais cette vocation internationale exige respect et coopération entre les différentes composantes du pays.»